Ce jeudi 27 février 2025, dans un communiqué officiel signé par Jean-Noël Sheke Wa Domene, ministre du Plan, Budget, Emploi et Tourisme, le gouvernement provincial de Kinshasa a annoncé la suspension immédiate des membres du Comité de Gestion de la Direction Générale de la Publicité Extérieure de Kinshasa, DGPEK en sigle.
Cette décision intervient à la suite d’inspections qui ont révélé la prolifération anarchique des dispositifs publicitaires dans la capitale congolaise, un phénomène jugé inacceptable par les autorités.
Selon les éléments communiqués, plusieurs agences publicitaires, en collusion avec certains agents de la DGPEK, auraient continué à installer ou à maintenir des panneaux et supports illégaux, en violation de l’interdiction formelle édictée le 12 février dernier.
Le gouvernement dénonce un manque de régulation et de contrôle qui porte gravement atteinte à l’image de la ville et à la sécurité des citoyens. Il reproche notamment à la DGPEK d’avoir failli à sa mission, laissant proliférer des installations non conformes et contribuant ainsi à la désorganisation de l’espace urbain.

Le communiqué précise que les agréments des agences identifiées comme responsables d’infractions seront immédiatement suspendus. Les structures publicitaires érigées en violation des directives officielles devront être retirées sans délai, et les coûts du démantèlement seront à la charge exclusive des opérateurs concernés.
Parallèlement, une enquête interne est ouverte pour identifier et sanctionner les cadres et agents de la DGPEK soupçonnés de complicité ou de négligence.
En attendant la réorganisation complète de la DGPEK, le ministère confie l’intérim de la direction générale au Chef de Division des Opérations. Celui-ci devra veiller à la continuité des activités, tout en s’assurant que les nouvelles directives soient rigoureusement respectées. Cette mesure vise à instaurer une rupture avec la gestion précédente, afin de rétablir l’ordre et de restaurer la confiance dans la régulation du secteur.
Les autorités provinciales insistent sur le fait que cette intervention s’inscrit dans une démarche plus large de réorganisation de l’espace public. Elles rappellent que la capitale fait face à de nombreux défis en matière d’urbanisme, et que la publicité extérieure ne peut se développer au détriment de la cohérence visuelle et de la sécurité. Le gouvernement provincial souhaite ainsi montrer sa détermination à préserver l’esthétique urbaine et à combattre l’anarchie publicitaire qui ternit l’image de Kinshasa.

À travers ces décisions fermes, le ministre Jean-Noël Sheke Wa Domene envoie un signal clair : la loi et l’intérêt général primeront désormais dans la gestion de la publicité extérieure. Les opérateurs du secteur sont invités à se conformer à la réglementation en vigueur, sous peine de sanctions sévères.
Le gouvernement provincial espère qu’en rétablissant un cadre légal strict, Kinshasa pourra améliorer son attractivité et offrir à ses habitants un environnement plus harmonieux et mieux ordonné.
Lydia Mangala


