Ce mardi 8 juillet 2025 à Kinshasa, Dieudonné Kamuleta Badibanga a été réélu président de la Cour Constitutionnelle pour un second mandat de trois ans.
Conformément à l’article 9 de la loi organique n° 13/026 du 15 octobre 2013, ses pairs ont procédé à cette plénière élective, prélude à son investiture par ordonnance présidentielle.
Magistrat de carrière et juge à la Haute Cour depuis juillet 2020, il poursuivra son action au sein de la plus haute juridiction du pays.
Une élection encadrée par la loi organique
L’organisation de ce scrutin interne répond strictement aux dispositions légales.
Le président de la Cour est choisi par ses neuf membres pour trois années renouvelables une seule fois.
Cette modalité, fixée par le Règlement Intérieur, garantit l’indépendance de l’institution.
Trois ans plus tôt, Badibanga avait succédé à Dieudonné Kaluba Dibwa, issu d’un tirage au sort, pour un premier mandat entamé en juillet 2022.
Un magistrat aux multiples expériences
Issu du quota du Conseil Supérieur de la Magistrature, Dieudonné Kamuleta Badibanga a d’abord officié comme conseiller à la Cour de cassation avant de rejoindre la Cour Constitutionnelle.
Originaire de Kamina, dans la province du Haut-Lomami, il a forgé son expertise au fil de vingt années de service, alternant fonctions judiciaires et responsabilités administratives au sein du système pénal et civil.
Les prérogatives de la Haute Cour renforcées
La Cour Constitutionnelle veille à la constitutionnalité des lois, édits et règlements, tranche les conflits de compétence entre pouvoirs et juridictions, et se prononce sur la régularité des élections présidentielle et législatives.
Dotée d’un Parquet général dédié et de conseillers référendaires, elle constitue également la juridiction pénale du chef de l’État et du Premier ministre.
Par sa réélection, Dieudonné Kamuleta Badibanga confirme la confiance de ses pairs et s’engage à poursuivre la défense de la Constitution, gage de stabilité et de respect des principes démocratiques en République Démocratique du Congo.
Lydia Mangala


