Dans le cadre du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), financé par le Partenariat mondial pour l’Éducation, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC) met en œuvre des formations ciblées pour renforcer la planification sensible au genre au sein des provinces éducatives de la République démocratique du Congo.
Des ateliers pour une éducation plus équitable

Depuis le lundi 15 septembre 2025 à Kinshasa, 17 agents issus des cinq provinces éducationnelles entre autres Mont-Amba, Lukunga, Plateau, Funa et Tshangu, participent à un atelier de six jours axé sur l’analyse des inégalités de genre parmi les élèves et le personnel enseignant, la budgétisation sensible au genre, et la désagrégation des données statistiques par sexe.
Ces sessions visent à outiller les responsables éducatifs pour mieux identifier et traiter les écarts persistants entre filles et garçons.
Parallèlement, à Bandundu-ville, dans la province du Kwilu, 9 cadres des provinces éducationnelles Kwilu 1, 2 et 3 participent à un atelier similaire depuis le mercredi 17 septembre 2025.
L’accent y est mis sur les défis spécifiques auxquels font face les filles, notamment l’abandon scolaire, les mariages précoces, les inégalités persistantes et le manque d’infrastructures sanitaires adaptées.
Vers des Plans d’action opérationnels sensibles au genre

À l’issue de ces ateliers, chaque site bénéficiera d’un accompagnement technique de sept jours pour élaborer des Plans d’action opérationnels sensibles au genre, qui constitueront des outils essentiels pour renforcer l’équité et la gouvernance éducative au niveau provincial.
Ces initiatives, pilotées par la Direction des Études et de la Planification (DEP), s’inscrivent dans la continuité des formations déjà organisées dans d’autres provinces, telles que le Kongo-Central, la Lomami, le Kasaï-Oriental, la Tshuapa et le Kasaï.

Elles témoignent de l’engagement du gouvernement congolais à promouvoir une éducation inclusive et équitable, où les filles et les garçons disposent des mêmes chances de réussite.
Lydia Mangala


