Lundi 30 juin 2025, à Lubumbashi, la communauté universitaire a rendu un dernier hommage à la Professeure Angèle Osako Onowamba.
Présente dans la capitale du Haut-Katanga après l’inauguration du jubilé de platine de l’Université de Lubumbashi, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo, a tenu à souligner l’importance de l’œuvre et de l’engagement de cette grande figure des Lettres et Sciences humaines.
Une référence en linguistique africaines
Depuis plus de vingt ans, la Professeure Osako était considérée comme une autorité en chronémique, cette discipline qui étudie la gestion du temps dans la parole.
Ses travaux ont profondément renouvelé la compréhension des rythmes et des temps dans les langues bantoues, et sa pédagogie rigoureuse a formé plusieurs générations de linguistes congolais.
Un itinéraire académique remarquable

Issue de la promotion de linguistes formés à Kisangani, Angèle Osako a soutenu en 2003 une thèse majeure portant sur le temps et le rythme en otetela.
Nommée professeur ordinaire en 2012, elle a encadré plus d’une vingtaine de mémoires et thèses, animé des séminaires de linguistique appliquée et contribué à la création du Centre de recherche et de diffusion des langues et littératures africaines.
Son engagement dépassait les murs de l’université. Elle collaborait régulièrement avec des ONG pour intégrer les langues locales dans les programmes éducatifs.
La ministre Sombo marque sa reconnaissance

En assistant aux funérailles, la ministre de l’ESU a salué la Professeure Osako comme une érudite au grand cœur, dont l’héritage scientifique et humain restera ancré dans la mémoire de l’institution.
Après avoir participé aux cérémonies du jubilé de platine de l’Unilu à Kinshasa, elle a tenu à manifester la gratitude de l’État envers celle qui a tant œuvré pour la valorisation du patrimoine linguistique national.
Un adieu empreint de recueillement
Les témoignages des collègues et des anciens étudiants ont souligné la bienveillance de la défunte, son rire communicatif et sa détermination lors des enquêtes sur le terrain.
Le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines a rappelé que, par son travail et sa passion, la Professeure Osako avait durablement marqué la vie universitaire à Lubumbashi.
L’exemple de la Professeure restera pour longtemps un guide et une source d’inspiration pour toute la communauté scientifique congolaise.
Lydia Mangala


