Kinshasa, 10 avril 2026. La Conférence nationale sur les Infrastructures et Travaux Publics s’est achevée vendredi sur une note résolument tournée vers l’avenir, marquée par un engagement collectif en faveur de réformes profondes et d’une modernisation durable de la République démocratique du Congo.
Placées sous le thème de l’innovation et de la durabilité, ces assises ont réuni un large éventail d’acteurs : experts nationaux et de la diaspora, techniciens, représentants provinciaux ainsi que diverses forces vives de la nation. Au terme des travaux, les participants ont adopté une nouvelle feuille de route destinée à guider le développement du secteur des Infrastructures et Travaux Publics (ITP), présentée comme une véritable boussole pour la reconstruction nationale.
Les résolutions issues de cette conférence s’inscrivent dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec une coordination assurée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Prenant la parole, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, s’est félicité du succès de la conférence baptisée « FATSHI BÂTIT ». Il a annoncé la mise en œuvre imminente de réformes « profondes, courageuses et rigoureuses » au sein des services placés sous sa tutelle, afin d’améliorer l’efficacité et la gouvernance du secteur.

La clôture des travaux a été présidée, au nom du Chef de l’État, par le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. Dans son allocution, il a insisté sur le caractère stratégique de la modernisation des infrastructures, qu’il a qualifiée de levier essentiel pour la relance économique du pays.
Il a notamment mis en avant l’ambition de faire de la RDC un hub multimodal en Afrique, en misant sur une meilleure intégration des réseaux de transport aérien, fluvial et terrestre. Cette approche vise à désenclaver les différentes régions du pays tout en renforçant la connectivité interafricaine, afin de positionner la RDC comme un carrefour du commerce continental.
Au-delà des enjeux économiques, les participants ont également souligné la nécessité de bâtir des infrastructures résilientes et durables, capables de répondre aux besoins actuels sans compromettre les ressources des générations futures. La conférence « FATSHI BÂTIT » apparaît ainsi comme le point de départ d’une nouvelle dynamique, où chaque projet d’infrastructure route, rail ou voie navigable, devra contribuer à la souveraineté économique et à la stabilité du pays.
À travers ces engagements, la République démocratique du Congo affirme sa volonté de se doter d’infrastructures modernes, au service de son développement et de son rayonnement sur le continent africain.
Ben Mandjolo


