Le paysage électoral de la Fédération Congolaise de Football Association se précise. À l’approche du scrutin décisif prévu le 20 mai prochain, la Commission électorale a rendu les conclusions de l’examen des candidatures. Dans un document de 22 pages consulté par notre rédaction, l’instance dresse un premier état des lieux qui redéfinit les équilibres en vue de la future gouvernance du football congolais.
Trois candidatures ont été jugées recevables. Bosco Mwehu, président sortant de la Ligue Nationale de Football, mise sur sa maîtrise des rouages du championnat national. Jean-Didier Masamba figure également parmi les candidats validés. Enfin, Véron Mosengo-Omba s’impose comme un prétendant de poids. Fort de son expérience à la Confédération Africaine de Football, dont il a été secrétaire général, il apporte une dimension internationale à cette course électorale.
En revanche, plusieurs figures connues du football congolais ont vu leurs dossiers déclarés provisoirement irrecevables. Parmi elles, Shabani Nonda, Aziz Makukula, mais aussi Jean-Claude Mukanya, Jean-Max Mayaka, Issa Kevin et Rainier-Patrice Mangenda. Selon la Commission électorale, ces candidatures nécessitent une mise en conformité avec les exigences administratives en vigueur.
Toutefois, rien n’est encore définitivement scellé. Conformément à l’article 10.1 du Code électoral, les candidats recalés disposent d’un délai de trois jours après notification pour introduire un recours. Celui-ci doit impérativement être adressé à la Commission de recours électorale, comme le stipule l’article 4, excluant toute saisine d’instances extérieures. Cette règle vise à préserver l’indépendance du processus électoral, en ligne avec les principes de la FIFA.
Le scrutin du 20 mai s’annonce donc déterminant pour l’avenir du football congolais, en quête de stabilité et de renouveau. Entre continuité locale et ouverture à une expertise internationale, les électeurs devront faire un choix stratégique. D’ici là, les prochains jours seront cruciaux pour les candidats recalés, dont la capacité à régulariser leurs dossiers conditionnera leur éventuel retour dans la course.
Josaphat Mayi


