Ce mercredi 7 mai 2025, les médecins des hôpitaux publics, réunis au sein du Syndicat national des médecins (SYNAMED), ont lancé un appel pressant : leurs revendications salariales et sociales, pourtant entérinées en octobre 2024 à Bibwa, demeurent sans suite.
Alignement à la prime de risque, paiement du 3ᵉ palier des indemnités de transport et de logement, reconnaissance des promotions statutaires : autant de mesures promises et toujours en attente.
Des engagements non tenus depuis octobre 2024
Lors de la commission paritaire gouvernement–syndicales tenue le 19 octobre 2024, un accord de principe prévoyait le paiement aux médecins promus en 2019 et 2022 selon leurs grades, ainsi que l’alignement de 1 025 jeunes médecins à la prime de risque professionnel.
Huit mois plus tard, plus de 5 000 praticiens n’ont toujours pas vu leur situation régularisée, et plus de 10 000 attendent la mécanisation de leur statut .
Le signal d’alarme du SYNAMED
« Si les médecins continuent à ne pas être payés à temps… ça va perturber la paix sociale », avertit Dr John Senga Lwamba, secrétaire général du SYNAMED.
Pour éviter toute crise, il exige que les syndicats soient associés à l’élaboration de la politique salariale et que le gouvernement procède sans délai à la mise à jour des rémunérations : prime de risque, indemnités et salaires à la hauteur des grades détenus.
Risque de dégradation des soins
Les praticiens soulignent le lien direct entre reconnaissance de leur travail et qualité des soins : précariser les médecins, c’est fragiliser le système de santé et mettre en danger les patients :
« Laisser nos jeunes collègues sans rémunération conséquente, c’est exposer la population », martèle le SYNAMED.
Voies de sortie et perspectives
Le syndicat propose la création d’un comité de suivi, chargé de vérifier l’application des accords et d’actualiser le fichier de paie ; il appelle également à un dialogue social régulier pour prévenir de nouvelles tensions.
Sans réaction rapide, le spectre d’une grève et d’une dégradation accrue des services hospitaliers plane sur la nation.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement : faire respecter ses engagements ou affronter le manque de médecins dans les hôpitaux publics.
Lydia Mangala


