À l’Université de Kisangani (UNIKIS), les téléphones portables sont désormais proscrits dans toutes les salles d’examen. La mesure, annoncée par le Secrétaire Général Académique, le Professeur Ordinaire Pionus Katuala Gatate, vise à endiguer une nouvelle forme de tricherie liée à l’utilisation de l’intelligence artificielle, notamment ChatGPT.
Selon le communiqué officiel, cette pratique a pris une ampleur effrayante et suicidaire, compromettant la valeur académique des évaluations.
« L’étudiant n’entre dans la salle qu’avec un stylo », a insisté le Professeur Katuala, soulignant la détermination des autorités à préserver l’intégrité des épreuves.
Les robots au cœur de la fraude
Dans le jargon estudiantin local, les outils d’intelligence artificielle sont surnommés robots.
Les étudiants s’en servent pour obtenir, en temps réel, des réponses aux questions posées lors des examens, brouillant ainsi la frontière entre compétence réelle et assistance technologique.
Application stricte dans toutes les facultés
La décision s’applique à l’ensemble des facultés de l’UNIKIS, où la session d’examens est déjà en cours.
Le Secrétaire Général Académique a instruit la représentation estudiantine et les autorités facultaires de veiller à ce que la mesure soit scrupuleusement respectée.
Cette interdiction s’inscrit dans un contexte mondial où de nombreuses institutions académiques cherchent à trouver un équilibre entre l’usage pédagogique de l’intelligence artificielle et la nécessité de garantir l’honnêteté intellectuelle dans les évaluations.
Lydia Mangala


