Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) alertent, une nouvelle fois, l’opinion nationale et internationale sur la recrudescence des attaques menées par la coalition AFC/M23 et leurs alliés contre les positions loyalistes dans l’Est du pays.
Multiples assauts contre les positions loyalistes
Au Nord-Kivu, la Force navale basée à Musenda, sur les rives du lac Édouard (territoire de Lubero), a été attaquée le 11 août 2025.
Au Sud-Kivu, plusieurs positions militaires ont également été ciblées :
– Mulamba (territoire de Walungu) le 12 août ;
– Lwindi et Muhuzi dans le groupement de Kigogo (territoire de Mwenga) les 16 et 18 août ;
– Gahuruza/Chimbulungu (territoire de Walungu) le 17 août ;
– Nzibira Centre, Kankinda et Nyamarhege (territoire de Walungu) le 18 août.
Les FARDC dénoncent ces offensives comme des violations flagrantes de l’accord de paix de Washington et de la déclaration de principes de Doha, qu’elles considèrent comme des tentatives délibérées de sabotage des efforts de pacification.
Un défi aux médiateurs internationaux
Face à cette situation, l’armée congolaise interpelle directement les médiateurs américains et qataris, garants des récents accords de cessez-le-feu.
Selon le communiqué, ces violations répétées non seulement fragilisent les négociations de paix, mais provoquent également de lourdes conséquences humanitaires, notamment des déplacements massifs et des souffrances pour les populations civiles.
Des mesures qui s’imposent
Le porte-parole de l’État-major général, le Général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, souligne que les FARDC sont désormais contraintes de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la souveraineté nationale et assurer la sécurité des civils menacés.
« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo sont obligées de prendre des mesures qui s’imposent pour répondre à toutes ces provocations mettant en péril la vie des paisibles populations civiles », conclut le communiqué.

Lydia Mangala


