Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa a annoncé un durcissement des conditions d’organisation des manifestations publiques dans la capitale congolaise.
À travers un communiqué conjoint publié ce vendredi 23 janvier 2026 par les ministères provinciaux de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs, de la Culture et des Arts, ainsi que de l’Environnement, de nouvelles règles contraignantes sont désormais imposées aux organisateurs de kermesses, fan zones et autres événements publics.
Ces mesures visent à renforcer la salubrité urbaine, la protection de l’environnement et la responsabilisation des organisateurs, dans une ville régulièrement confrontée aux problèmes d’insalubrité après de grands rassemblements.
Salubrité obligatoire et remise en état immédiate des sites
Désormais, toute organisation de manifestation publique sur l’ensemble du territoire de Kinshasa est conditionnée par des obligations strictes en matière de propreté.
Les organisateurs sont tenus d’assurer le nettoyage intégral des sites utilisés, l’évacuation systématique de tous les déchets produits et la remise en état complète des lieux immédiatement après la clôture des activités.
Ces dispositions concernent aussi bien les kermesses que les fan zones, concerts, activités culturelles, sportives ou récréatives, et toute autre manifestation ouverte au public.
L’objectif affiché par le gouvernement provincial est de préserver l’environnement urbain, garantir la sécurité des usagers des espaces publics et éviter que les événements ne laissent derrière eux des sites dégradés, insalubres ou dangereux pour les populations riveraines.
Une caution de 1 000 dollars pour responsabiliser les organisateurs
Pour renforcer l’application de ces mesures, une caution financière obligatoire équivalente à 1 000 dollars américains, soit 2 300 000 francs congolais, est désormais exigée de tout organisateur avant l’octroi d’une autorisation officielle.
Cette somme est destinée à couvrir tout manquement aux obligations de salubrité ou toute dégradation des sites mis à disposition.
Le communiqué précise que cette caution est remboursable si l’organisateur respecte l’ensemble des conditions prévues par la note circulaire, notamment le nettoyage complet du site, l’évacuation des déchets et la remise en état des lieux. En revanche, en cas de non-respect, cette somme pourra être retenue pour la réparation des dommages ou les opérations de remise en état.
Le gouvernement provincial insiste sur le caractère sine qua non de ces dispositions. Sans respect de ces conditions, aucune autorisation ne pourra être délivrée par les services compétents de la ville.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
En cas de violation des nouvelles règles, les organisateurs s’exposent à plusieurs sanctions administratives, prévues par la réglementation provinciale en vigueur.
Ces sanctions incluent notamment des amendes administratives, l’annulation pure et simple de l’autorisation, la suspension temporaire des activités, et, dans les cas les plus graves, le retrait du droit d’organiser de futures manifestations publiques.
Le contrôle et le suivi de l’application de ces mesures sont confiés conjointement aux ministères provinciaux concernés, qui assureront la surveillance des sites et le respect des obligations imposées aux organisateurs.
Pour une meilleure gouvernance des événements publics à Kinshasa
Cette instruction, entrée en vigueur le 22 janvier 2026, s’inscrit dans une dynamique de réforme de la gestion des espaces publics à Kinshasa. Elle traduit la volonté des autorités provinciales de promouvoir une culture de responsabilité environnementale, de civisme urbain et de professionnalisation de l’organisation des événements.
À travers ces nouvelles règles, le gouvernement provincial ambitionne non seulement d’améliorer le cadre des manifestations publiques dans la capitale, mais aussi de construire une ville plus propre, plus sûre et plus respectueuse de son environnement, où les événements culturels, sportifs et festifs s’intègrent harmonieusement dans l’espace urbain au bénéfice de tous les citoyens.
Lydia Mangala


