À l’approche de la rentrée scolaire, prévue pour le 2 septembre prochain, le Président Félix-Antoine Tshisekedi hausse le ton pour éviter toute improvisation dans un secteur aussi stratégique que l’éducation.
Lors de la 55ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 22 août 2025, le Chef de l’État a exigé un état des lieux précis sur la mise en œuvre des engagements pris vis-à-vis des enseignants.
Pour lui, la réussite de cette rentrée scolaire repose sur une préparation rigoureuse et sur la capacité du Gouvernement à tenir parole.
Gratuité de l’enseignement et conditions de travail au centre du débat
Le Président a rappelé que la gratuité de l’enseignement primaire public, pilier de son mandat, reste une priorité nationale.
Mais il a également insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail des enseignants, longtemps confrontés à des retards de paiement, à un manque de matériel pédagogique et à l’insuffisance d’infrastructures adaptées.
La disponibilité des écoles, leur état et leur accessibilité figurent parmi les préoccupations majeures évoquées.
Une feuille de route attendue de la Première Ministre
Pour concrétiser cette volonté, Félix Tshisekedi a confié une mission claire à la Première Ministre, Judith Suminwa, celle de convoquer sans délai les ministres sectoriels concernés afin de dresser un état des lieux détaillé. Cette concertation devra non seulement évaluer les avancées enregistrées, mais surtout proposer des mesures correctives immédiates.
L’objectif est de garantir une rentrée scolaire « optimale et inclusive » sur toute l’étendue du territoire, et d’éviter que les failles constatées par le passé ne se reproduisent.
Crédibilité et confiance en jeu
Au-delà de l’urgence opérationnelle, le Chef de l’État a rappelé que cet exercice est une question de crédibilité.
« Assurer la crédibilité des politiques éducatives et renforcer la confiance des partenaires sociaux », a-t-il insisté, est une condition indispensable pour stabiliser le climat social dans le secteur éducatif.
Parents, élèves et enseignants attendent des signaux clairs qui traduisent la détermination du Gouvernement à transformer les promesses en actions concrètes.
Une rentrée sous haute surveillance présidentielle
Avec cette pression présidentielle, la rentrée scolaire 2025 s’annonce comme un véritable test de gouvernance.
Le rapport attendu de la Première Ministre devra déboucher sur une feuille de route claire et réaliste, traduisant l’engagement de l’État à garantir à chaque enfant congolais son droit à une éducation de qualité.
Entre discours et action, Félix Tshisekedi semble décidé à faire de cette rentrée un symbole de l’efficacité gouvernementale.
Lydia Mangala


