La Commission mise en place le 17 février dernier pour le redressement de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) a remis son rapport, le lundi 16 mars 2026, au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. Cette commission avait pour mission de faire un diagnostic complet de cet établissement public stratégique, chargé du contrôle de la qualité, de la quantité et de la conformité des produits à l’importation et à l’exportation en République démocratique du Congo.
Durant ses travaux, la Commission a procédé à un état des lieux administratif et financier, l’évaluation des contrats et partenariats, l’audit de la production ainsi que l’analyse des mécanismes de contrôle de qualité et de conformité. L’objectif était aussi de proposer des mesures concrètes de redressement pour améliorer le fonctionnement de l’Office Congolais de Contrôle. Saluant la qualité du travail abattu, Julien Paluku a annoncé des décisions importantes pour relancer cette institution.
Le ministre a indiqué que la direction générale de l’OCC sera instruite de signer des contrats de performance avec ses différentes directions et services, accompagnés d’un chronogramme précis. Il a également évoqué la mise en œuvre de mesures à court, moyen et long termes pour redresser durablement l’Office, tout en précisant que le rapport sera transmis à la hiérarchie pour exploitation. Ces réformes visent à rendre l’OCC plus efficace, plus transparent et mieux adapté aux exigences du commerce international.
Dans la même dynamique, le gouvernement veut renforcer la qualité des produits congolais destinés à l’exportation, notamment vers le marché britannique. À partir du 23 mars 2026, une formation sera organisée à Kinshasa à l’intention des producteurs, exportateurs et services techniques, dont l’Office Congolais de Contrôle.
Cette formation sera assurée par les experts du British Standards Institution (BSI), organisme de normalisation du Royaume-Uni. Elle portera notamment sur la bonne gouvernance, les normes internationales et britanniques, les bonnes pratiques réglementaires et la norme anticorruption.
Selon Volodymyr Yakubov, responsable du développement des projets internationaux au sein du BSI, cet accompagnement vise à soutenir la RDC dans l’élaboration d’une véritable politique nationale de qualité.
Cette initiative entre dans le cadre du partenariat commercial entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni, lancé en novembre dernier. Grâce à cet accord, 99,8 % des produits « Made in DRC » exportés vers le Royaume-Uni sont exonérés de droits de douane, une opportunité majeure pour les exportateurs congolais.
Avec ces réformes et cet accompagnement technique, les autorités congolaises entendent faire de l’Office Congolais de Contrôle un acteur clé de la compétitivité des produits nationaux sur les marchés internationaux.
Lydia Mangala



Cette initiative entre dans le cadre du partenariat commercial entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni, lancé en novembre dernier. Grâce à cet accord, 99,8 % des produits « Made in DRC » exportés vers le Royaume-Uni sont exonérés de droits de douane, une opportunité majeure pour les exportateurs congolais.