Ce vendredi 22 août 2035, au Conseil de sécurité, le représentant permanent de la RDC à l’ONU, Zénon Mukongo, a demandé de renforcer sans délai le régime de sanctions contre le Rwanda, en y ajoutant tous les commandants de l’AFC/M23, les responsables rwandais et de condamner la transplantation par l’AFC/M23 de populations non identifiées sur le territoire congolais.
C’est au cours de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, convoquée d’urgence, à la demande des États-Unis, face à la multiplication des attaques attribuées aux groupes armés dans l’Est de la République démocratique du Congo que Zénon Mukongo a fait cette demande.
Ce dernier émet des doutes sur la sincérité du Rwanda et de leurs supplétifs de l’AFC/M23.
« Ces acteurs s’obstinent à fouler aux pieds leurs engagements aux termes de l’Accord de paix de Washington et de la Déclaration des Principes de Doha », a rappelé le représentant permanent de la RDC à l’ONU.
Selon lui, les crimes attribués au Rwanda et que ses supplétifs continuent de commettre ont une dimension ethnique manifeste.
« Des civils sont visés pour leur seule appartenance ethnique, dans ce qui est une tentative délibérée de remodeler par la violence le tissu social congolais », a-t-il fait savoir.
Pour sa part, le Conseil, a déjà démontré que les sanctions ne sont pas contraires à la paix, mais au contraire nécessaires pour la rendre possible. Il n’y a aucune raison que le cas de la RDC fasse exception.
« En refusant d’imposer de telles mesures contre le M23 et ses soutiens rwandais, le Conseil s’exposerait à cautionner l’impunité, à miner sa propre résolution 2773 et à éroder sa propre crédibilité et sa légitimité », a prévenu Zénon Mukongo.
La RDC attend aussi du Conseil de sécurité de l’ONU, le soutien pour que la commission d’enquête internationale commence le travail.
Le Rwanda rejette ces accusations
Le représentant du Rwanda a mis en garde contre la mésinformation et la désinformation, s’inquiétant de la persistante d’une couverture sélective des questions relatives aux droits humains en RDC, “où les victimes sont présentées comme les auteurs, et vice versa”.
Selon lui, ces campagnes d’accusations fait son apparition à des moments politiquement sensibles, en particulier à l’approche de nouvelles négociations à Doha et de la mise en œuvre de l’Accord de paix de Washington, qui inclut la neutralisation des FDLR.
Ben Mandjolo


