Le Comité de pilotage conjoint du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) s’est réuni le jeudi 12 février à Kinshasa sous la co-présidence du ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, et du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Alain Akpadji.
Cette session a rassemblé les représentants du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des agences onusiennes, ainsi que des bénéficiaires des projets du Fonds, pour évaluer l’impact des interventions du PBF en RDC et préparer des orientations stratégiques pour 2026 et le nouveau cycle d’éligibilité 2025–2029.

« Votre présence est le signe éclatant de la force de notre engagement collectif, uni autour d’une ambition commune : consolider la paix pour bâtir un avenir de développement durable en République démocratique du Congo », a salué Alain Akpadji le leadership du gouvernement et la qualité du dialogue avec les partenaires.
Il a rappelé les défis actuels du PBF, notamment la contrainte de liquidité liée au non-paiement des contributions de certains États membres, et l’importance de renforcer la mobilisation des ressources et la coordination avec les acteurs financiers internationaux et le secteur privé.

Les projets en préparation, tels que « Vision et gouvernance de la paix », « Solutions durables pour les retours » dans le cadre de la stratégie Nexus PAR, et l’initiative « Mai Ndombe », illustrent selon lui une dynamique de synergie prometteuse avec les partenaires techniques et financiers.
« Le projet Vision et gouvernance de la paix contribuera à bâtir une vision globale de gouvernance de la paix en RDC, inclusive, et articulée entre le niveau local, provincial et national », a précisé Alain Akpadji, soulignant que cette initiative répond aux recommandations issues de l’évaluation indépendante du portefeuille quinquennal précédent.

Précisant que le Coordonnateur résident a :
« Les évaluations des projets clôturés en 2025 rappellent un défi persistant qui concerne l’appropriation nationale et locale. Cela risque d’affecter la durabilité des résultats. Les comités de pilotage des projets et les comités provinciaux sont essentiels pour mieux relier les interventions du PBF aux politiques publiques en cours », a insisté le coordonnateur résident sur la nécessité de renforcer l’appropriation nationale et locale des projets.
Il a souligné que le travail avec les Directeurs d’Études et de Planification (DEP) des ministères concernés permet de renforcer l’engagement technique et la cohérence des interventions au niveau national.
Alain Akpadji a également présenté l’importance stratégique du cadre de résultats quinquennal élaboré pour le portefeuille PBF 2025–2029.
« Si cet outil est validé aujourd’hui, il permettra une collecte de données mieux coordonnée, facilitera la capitalisation des résultats et orientera la conception des futurs projets. La RDC sera parmi les premiers pays bénéficiaires du PBF à se doter d’un tel outil », a-t-il expliqué.
Il a enfin insisté sur l’importance de la communication des résultats pour démontrer la valeur ajoutée du Fonds et mobiliser de nouvelles ressources.

« Dans un contexte international complexe, la communication sur nos résultats revêt, plus que jamais, une importance stratégique », a-t-il conclu.
Cette réunion a permis aux Nations Unies et au gouvernement congolais de renforcer la coordination, la synergie et l’appropriation locale afin de faire du PBF un levier durable pour la consolidation de la paix et le développement socio-économique en RDC.
Lydia Mangala


