C’est une image forte, symbole de l’union d’une nation et de l’aboutissement d’une attente de 52 ans. De l’aéroport international de N’djili à l’esplanade du Palais du Peuple, le boulevard Lumumba s’est transformé en un véritable océan humain, vibrant au rythme de la qualification historique des Léopards pour la Coupe du monde. Présent au cœur de cette ferveur, Charles Pickel a savouré chaque instant de ce sacre populaire.
Sur le toit du bus à impériale, le milieu de terrain a affiché un style à la fois décontracté et solennel. Vêtu du polo gris officiel de la sélection, une écharpe aux couleurs nationales fièrement nouée autour du cou, lunettes de soleil et chapeau noir élégant, Pickel a multiplié les selfies, immortalisant ce qu’il considère comme un moment charnière de sa carrière. Son large sourire traduisait une émotion sincère, loin de la pression des terrains, laissant place à une communion totale avec le public.
Escorté par une marée humaine, le cortège des héros de Guadalajara a pris des allures de procession historique. Entre chants, larmes de joie et cris de victoire, le joueur a pu mesurer l’impact social de cet exploit sportif sur tout un peuple.
« Avec un cœur rempli de joie, je vous dis merci pour votre soutien depuis le début », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux, visiblement touché par l’ampleur de la mobilisation.

Un message simple, mais chargé de reconnaissance envers tous ceux qui ont cru en cette équipe, même dans les moments de doute. Pour Charles Pickel, ce soutien populaire incarne pleinement le rôle du « douzième homme » qui accompagne les Léopards sur tous les terrains du continent.
En 1974, la RDC découvrait le monde. En 2026, elle y retourne portée par une ferveur exceptionnelle que Charles Pickel et ses coéquipiers ne sont pas près d’oublier. Cette traversée de Kinshasa restera sans doute comme l’un des moments les plus marquants de leur parcours, bien avant même le coup d’envoi du Mondial.
Josaphat Mayi


