L’ambassadeur Jean-Thierry Monsenepwo a dénoncé, ce mardi, une vaste offensive de fake news qu’il estime dirigée contre les institutions de la République démocratique du Congo, dans le but de semer le trouble et de faire croire à un prétendu soulèvement populaire à Kinshasa.
Selon le diplomate, cette campagne de désinformation serait orchestrée depuis l’étranger et s’inscrirait dans la continuité de l’agression multiforme à laquelle fait face la RDC. Elle repose notamment sur une intoxication volontaire faisant croire que les agents publics ne seraient pas rémunérés.
« C’est faux », tranche Jean-Thierry Monsenepwo, évoquant des faits qu’il qualifie de vérifiables. Il souligne que l’économie nationale demeure stable et résiliente, avec un taux d’inflation maîtrisé autour de 2 %, contre plus de 11 % en 2024.
Malgré une masse salariale mensuelle estimée à 1 300 milliards de francs congolais représentant plus de 53 % des recettes internes, l’État continue, selon lui, à honorer l’ensemble de ses engagements.
L’ambassadeur précise que les Forces armées de la RDC (FARDC), la Police nationale congolaise (PNC) ainsi que les enseignants de Kinshasa ont été payés dès le 20 décembre 2025. Les autres agents publics, ajoute-t-il, ont commencé à percevoir leurs salaires à partir du 27 décembre, bien avant l’échéance du 31 décembre.
« L’État fonctionne. Le Gouvernement assume pleinement ses responsabilités », insiste-t-il.
Jean-Thierry Monsenepwo rappelle par ailleurs que la propagation volontaire de fausses informations visant à créer le chaos, affaiblir les institutions et ouvrir un front intérieur constitue un acte criminel sévèrement puni par la loi congolaise.
« La Nation ne se laissera pas intoxiquer », affirme-t-il encore, estimant qu’après l’échec des manœuvres extérieures contre le Président de la République, certains acteurs tenteraient désormais de déplacer le combat à l’intérieur du pays.
« Ils échoueront », conclut l’ambassadeur.
La rédaction


