Face à la multiplication des dérives sur les réseaux sociaux, désinformation, injures publiques, discours de haine, manipulation de l’opinion et incitations à la division, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a réaffirmé l’importance d’un Code du numérique comme outil de régulation et de protection de la cohésion nationale. Cette déclaration a été faite lors de la 80ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le 20 février 2026 à la Cité de l’Union africaine.
Le Chef de l’État a rappelé que, si la liberté d’expression est un principe constitutionnel fondamental, son exercice doit se faire dans le respect des droits d’autrui, de l’ordre public et de l’intérêt général. Les plateformes numériques, devenues des espaces d’influence massive, ne peuvent constituer des zones de non-droit, a-t-il souligné.
Dans ce cadre, le Gouvernement a été chargé de renforcer l’encadrement légal et la vulgarisation du Code du numérique, afin de promouvoir un usage responsable, éthique et rationnel des outils numériques, tout en veillant à ce que les mesures adoptées restent proportionnées et respectueuses des libertés fondamentales. Le Président Tshisekedi a insisté sur la prévention par l’éducation comme solution durable pour relever les défis liés au numérique.
Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté joue un rôle central dans cette approche. Depuis le 20 février 2025, il a lancé une campagne de sensibilisation à l’Éducation aux médias et à l’information, visant à former des Congolais conscients de leurs droits et devoirs dans l’espace public, y compris numérique. La campagne encourage notamment à protéger la dignité et l’intégrité de chacun, vérifier l’information avant de la partager et éviter la diffusion de contenus obscènes ou attentatoires à la réputation d’autrui.
Cette démarche souligne la responsabilité individuelle comme fondement de la cohésion collective, rappelant que chaque clic, publication ou partage peut avoir des conséquences juridiques, sociales et humaines. Les ministères sectoriels sont également appelés à intégrer progressivement des modules de formation au numérique responsable dans les programmes scolaires et universitaires, afin de promouvoir une culture civique adaptée aux réalités numériques contemporaines.
Le ministère de la Justice et Garde des Sceaux a, pour sa part, confirmé dans un communiqué du mardi 3 mars 2026 la mise en œuvre de poursuites judiciaires pour les infractions numériques, dans le respect des principes d’égalité, de proportionnalité et des droits fondamentaux.
Ainsi, la Nouvelle Citoyenneté numérique en RDC se construit autour d’un équilibre entre liberté et responsabilité, plaçant chaque citoyen au cœur de la promotion d’un cyberespace respectueux des valeurs démocratiques, de la dignité humaine et de l’unité nationale.
Le message passé est que la liberté ne s’oppose pas à la responsabilité, elle en est indissociable. Les actions entreprises par le Gouvernement et les ministères concernés traduisent la volonté de faire du numérique un outil au service du développement et de la cohésion de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


