Le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a reçu en audience le mardi 9 septembre 2025 les députés nationaux Godé Mpoyi et Francis Tshibalabala.
La rencontre, placée sous le signe de l’écoute et de la concertation, a permis de mettre en lumière l’état préoccupant des routes dans plusieurs communes de Kinshasa et les risques graves d’isolement pour certaines populations.
Des routes en péril et des habitants en difficulté
Godé Mpoyi a exposé la situation critique dans la commune de Bandalungwa, soulignant que certaines routes sont devenues presque impraticables et que les habitants subissent quotidiennement les conséquences de l’usure avancée des infrastructures.
Il a insisté sur l’importance d’une gestion transparente et rigoureuse des fonds alloués à l’entretien des routes, afin de garantir que les interventions répondent réellement aux besoins des populations locales.

Francis Tshibalabala, quant à lui, a alerté sur le quartier Badara, dans la commune de la Nsele, aujourd’hui coupé du reste de la ville par une érosion persistante.
Il a également évoqué l’état préoccupant des axes routiers Mokali à Kimbanseke et Polino à Maluku, essentiels pour la circulation des habitants et le transport des marchandises. Selon lui, la dégradation de ces routes menace directement la mobilité des citoyens et le dynamisme économique des quartiers concernés.
Une réponse immédiate et concertée du ministère
Face à ces alertes, le ministre John Banza Lunda a affirmé sa détermination à agir rapidement.
Il a annoncé le déploiement d’une mission conjointe dès la semaine prochaine pour évaluer sur le terrain les sites les plus affectés et identifier les interventions prioritaires.
Cette initiative témoigne de la volonté du gouvernement de ne pas se limiter à des promesses, mais de mettre en œuvre des solutions concrètes et durables pour améliorer les infrastructures urbaines.
Vers une planification durable des travaux
Les députés présents ont salué l’ouverture et l’écoute du ministre. Ils ont souligné l’importance que les travaux soient inscrits durablement dans le budget national, afin que les interventions ne se limitent pas à des réparations ponctuelles mais s’inscrivent dans une vision de long terme pour la réhabilitation des routes.
La rencontre a permis de rappeler que la restauration des infrastructures n’est pas seulement une question de mobilité, mais un facteur clé pour la cohésion sociale et le développement économique de Kinshasa.
Grâce à cette concertation, le gouvernement et les élus semblent prêts à travailler main dans la main pour répondre aux attentes des habitants et redonner aux routes de Kinshasa la qualité nécessaire à une vie urbaine fluide et sécurisée.
Lydia Mangala


