Le Ministre délégué près la Défense nationale, chargé des anciens combattants, Éliezer Ntambwe Mposhi, a tenu le samedi 23 août 2025 une rencontre capitale avec le Secrétariat général aux anciens combattants.
À cette occasion, il a dénoncé avec vigueur les multiples spoliations subies par ces héros de la République démocratique du Congo, annonçant des mesures fermes pour restaurer leurs droits.
Une vision sociale portée par le Chef de l’État
Pendant près de deux heures d’échanges, le Ministre Ntambwe a rappelé la détermination du gouvernement à concrétiser la vision sociale du Président Félix Tshisekedi. Celle-ci vise l’amélioration des conditions de vie des militaires retraités, des anciens combattants et de leurs familles, longtemps oubliés dans la mémoire nationale.Dans cette dynamique, une grande réunion nationale est prévue le mercredi 27 août 2025.
Elle sera précédée par des visites sur le terrain, notamment auprès des deux derniers vétérans congolais de la Seconde Guerre mondiale encore en vie, ainsi qu’à l’hôpital des anciens combattants. Ces descentes permettront au ministre d’évaluer concrètement les besoins et les difficultés auxquels ces héros font face.
Alerte sur la spoliation du patrimoine des anciens combattants
La Secrétaire générale aux anciens combattants, Symphorose Kabuanga, a profité de cette rencontre pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation critique du patrimoine de ces héros.
Elle a particulièrement évoqué le conflit juridique opposant les anciens combattants à Rwashi Mining à Lubumbashi, symbole d’une série de spoliations qui fragilisent leurs acquis.
Par ailleurs, elle a présenté un plan ambitieux de réformes, comprenant notamment le réajustement des allocations, la réhabilitation du siège administratif et l’édification d’un monument au rond-point Gambela, afin de rendre un hommage permanent aux anciens combattants.
Un engagement ferme pour la justice et la mémoire
En dénonçant avec fermeté ces injustices, le ministre Ntambwe s’inscrit dans une démarche de rupture avec des décennies de marginalisation.
Le gouvernement entend ainsi redonner dignité et reconnaissance à ceux qui, hier, ont défendu la patrie au prix de leur sang.
Avec ces annonces, l’État congolais pose les bases d’une véritable politique mémorielle et sociale au profit des anciens combattants, témoignant de la volonté de solder une dette historique longtemps négligée.
Lydia Mangala


