Le gouvernement congolais poursuit sa stratégie sécuritaire dans l’Est du pays. Le lundi 13 avril 2026, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a présenté et défendu devant le Sénat de la République démocratique du Congo et l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo un projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Ce texte prévoit une extension de quinze jours, à compter du 17 avril 2026, dans ces deux régions toujours confrontées à une insécurité persistante liée aux activités des groupes armés.

Adopté par les deux chambres du Parlement, le projet de loi a bénéficié d’un large soutien des élus, salué par le ministre de la Justice. Cette adoption traduit, selon lui, un sens de responsabilité face aux enjeux sécuritaires qui continuent de fragiliser ces provinces de l’Est.
Au cours des débats parlementaires, plusieurs députés et sénateurs ont toutefois insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la prorogation. Ils ont notamment plaidé pour une évaluation approfondie de l’état de siège, ainsi qu’un renforcement des mécanismes de gestion sécuritaire, en particulier sur les circuits d’approvisionnement des groupes armés.
Prenant acte de ces préoccupations, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’améliorer l’efficacité des dispositifs en place. L’objectif reste inchangé : renforcer la protection des populations civiles et progresser vers un retour durable de la paix dans les zones affectées.

Cette nouvelle prorogation entre ainsi dans la continuité des mesures exceptionnelles mises en œuvre par les autorités congolaises pour tenter de stabiliser durablement l’Ituri et le Nord-Kivu, deux provinces au cœur des défis sécuritaires du pays.
Lydia Mangala


