Les familles des militaires et des policiers de la République démocratique du Congo ont exprimé leur soutien au Gouvernement de la République, conduit par la Première ministre Judith Suminwa, à la suite des récentes mesures sociales prises en faveur des hommes en uniforme et de leurs ayants droit.
Dans une déclaration rendue publique, Christelle Kiakuba, présidente de la structure Telema Muana Mampinga, est revenue sur l’origine de la mobilisation observée devant la Primature. Selon elle, tout est parti du doublement de la solde des militaires et des policiers, ainsi que de celui de la rente des veuves, intervenu au mois de mars dernier.

« Puis est apparue la polémique autour de l’amélioration des conditions de vie des hommes en uniforme et de celles de leurs familles », a-t-elle expliqué, évoquant les débats suscités par ces décisions au sein de l’opinion publique.
Face à cette controverse, les familles concernées disent avoir fait le choix d’une action collective pacifique.
« Nous, familles des hommes en uniforme, avons décidé collectivement d’organiser un rassemblement spontané devant la Primature, non seulement pour témoigner notre soutien indéfectible au Gouvernement de la République, dirigé par Madame Judith Suminwa, mais aussi pour rappeler certaines vérités historiques », a souligné Mme Kiakuba.

La présidente de Telema Muana Mampinga a notamment rappelé que, durant la période de 1998 à 2003, marquée par une crise sécuritaire particulièrement aiguë, les militaires n’avaient pas bénéficié d’un doublement de solde, ni les veuves d’une revalorisation significative de leurs rentes.
« Le pays a connu une situation bien plus critique que celle d’aujourd’hui, sans les avancées sociales que nous observons actuellement », a-t-elle insisté.

Tout en reconnaissant que de nombreux défis demeurent, les familles des hommes en uniforme estiment que des pas importants ont été franchis.
« Nous sommes conscients tout comme le Commandant suprême et la Cheffe du Gouvernement que tout n’est pas encore accompli. Mais nous affirmons que nous ne sommes plus au point A », a déclaré Christelle Kiakuba.

Se présentant comme les dépendants de « ceux qui meurent pour que le Congo continue d’exister », elle a salué des avancées qu’elle qualifie de « sans précédent ».
« Nous ne sommes pas encore au point K, mais nous avons déjà obtenu des progrès majeurs et restons convaincus que cette dynamique positive va se poursuivre », a-t-elle conclu.

Par cette prise de position, les familles des militaires et policiers entendent non seulement défendre les réformes sociales engagées, mais aussi encourager la poursuite des efforts en faveur de ceux qu’elles considèrent comme « les véritables héros et les derniers remparts de la Nation ».
Joséphine Mawete


