Le dossier sensible du déguerpissement des habitants de Pakadjuma, à Kinshasa, a été au centre d’une audience entre le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, et un collectif de députés nationaux élus du district de la Funa.
La délégation parlementaire, représentée par les honorables Dorothée Madiya et Eyanga Mboyo Venance, est venue exposer au ministre les préoccupations des populations affectées par l’opération menée par l’Hôtel de Ville de Kinshasa.
Entre légalité administrative et impératif humanitaire
À l’origine de cette situation : la décision des autorités urbaines de restituer la pleine jouissance du site à la Société Congolaise de Transport et Ports (SCTP), dans le cadre du programme de relance des trains urbains visant à désengorger la capitale congolaise.
Si, sur le plan juridique, l’occupation du site par les habitants est considérée comme irrégulière, les élus nationaux ont insisté sur les conditions de précarité dans lesquelles se retrouvent désormais plusieurs familles.
Durant plus d’une heure d’échanges, les parties ont passé en revue les implications sociales de l’opération, mettant l’accent sur la nécessité de concilier action publique et respect des droits humains.
« Il est essentiel que toute mesure administrative tienne compte de la dignité et de la protection des citoyens concernés », aurait souligné le ministre au cours de la rencontre, selon des sources proches du dossier.
Une piste de solution en préparation

À l’issue de l’audience, Samuel Mbemba Kabuya a rassuré ses interlocuteurs quant à son implication personnelle dans ce dossier. Une piste de solution serait actuellement à l’étude et pourrait être examinée lors d’une prochaine réunion du Conseil des ministres.
Les députés de la Funa ont, pour leur part, salué « la promptitude et l’écoute » du ministre des Droits humains face à cette situation jugée préoccupante.
Rôle institutionnel du ministère
Dans l’exercice de ses fonctions, le ministre des Droits humains est chargé de veiller à la promotion et à la protection des droits fondamentaux des Congolais. Dans ce dossier précis, son intervention ne vise pas à remettre en cause la décision administrative de la Ville de Kinshasa, mais plutôt à explorer des mécanismes d’accompagnement et d’encadrement des populations concernées.
Joséphine Mawete


