Le climat reste tendu au sein de la communauté religieuse congolaise. L’évêque Pascal Mukuna s’est récemment invité dans la polémique qui secoue plusieurs responsables spirituels du pays. Le dirigeant de l’Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK) a publiquement appelé le pasteur et chantre Moïse Mbiye à présenter des excuses officielles aux « pères de l’Église ».
Au cœur de cette controverse figurent des déclarations attribuées à Moïse Mbiye qui, selon l’évêque Mukuna, auraient dépassé les limites du respect dû aux figures religieuses historiques du pays. Pour le responsable de l’ACK, ces propos sont perçus comme une atteinte à l’autorité morale des anciens ayant contribué à bâtir le paysage spirituel de la République démocratique du Congo.
Cette passe d’armes intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par les débats autour de l’avenir de la Constitution congolaise, dans lesquels plusieurs leaders religieux prennent position. Pascal Mukuna en a profité pour appeler à davantage de retenue et de sagesse dans les prises de parole publiques.
Selon lui, malgré les divergences d’opinions sur les questions de société, le respect des aînés et la courtoisie doivent rester des valeurs fondamentales au sein de la communauté chrétienne.
Pour l’instant, le pasteur Moïse Mbiye n’a pas encore réagi publiquement à cette demande. Cette affaire illustre une nouvelle fois l’influence considérable des leaders religieux dans le débat public congolais, ainsi que l’attention particulière portée par l’opinion aux relations entre ces figures spirituelles.
Joëlle Luniongo


