Dans le sillage de la récente conférence de presse du Chef de l’État, tenue le 6 mai dernier, une vive agitation parcourt la sphère politique congolaise. Face à ce qu’il qualifie de « contre-vérités » relayées par certains opposants, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a décidé de briser le silence. Il a officiellement convoqué un meeting populaire ce lundi au siège national du parti, avec pour objectif affiché de rétablir les faits devant l’opinion publique nationale et internationale.
Depuis l’intervention médiatique du président Félix Tshisekedi, les interprétations divergentes se multiplient, alimentant un climat de confusion que le parti présidentiel estime volontairement entretenu. Pour Augustin Kabuya, il devient impératif de recadrer le débat public. Sur son compte X, le secrétaire général de l’UDPS s’est montré sans équivoque : il entend déconstruire les « narratifs fallacieux » propagés, selon lui, par des acteurs politiques en perte de vitesse et désireux de semer le trouble au sein de la population.
Lors de son échange avec la presse, le président Tshisekedi avait notamment mis en avant les avancées enregistrées au cours de son mandat. Toutefois, plusieurs sujets sensibles continuent de cristalliser les tensions politiques. Le débat se focalise particulièrement sur la question d’une éventuelle révision constitutionnelle et sur l’hypothèse d’un troisième mandat par voie référendaire.
Ces thématiques, perçues comme des lignes de fracture majeures dans le paysage politique national, devraient occuper une place centrale lors du rassemblement prévu ce lundi. À travers cette mobilisation, l’UDPS cherche non seulement à dissiper les ambiguïtés, mais aussi à réaffirmer sa position face à une opposition qui multiplie les critiques contre le pouvoir en place.
Joëlle Luniongo


