Le Ministère des Droits humains de la République Démocratique du Congo a connu ce mercredi 13 août 2025 un moment décisif avec l’installation officielle de Samuel Mbemba Kabuya à sa tête.
La cérémonie de remise et reprise avec sa prédécesseure, Chantal Chambu Mwavita, s’est déroulée dans une atmosphère solennelle, marquée par l’engagement du nouveau ministre à défendre les droits et la dignité des Congolais, en particulier des travailleurs et des enfants exposés aux conditions les plus difficiles.
Une vision claire pour le respect des droits fondamentaux
Dès son discours inaugural, Samuel Mbemba Kabuya a rappelé les principes fondamentaux qui guident son action, s’appuyant sur la maxime universelle selon laquelle « les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».
Le ministre a dénoncé avec force les violations persistantes de ces droits sur le territoire national, citant notamment les populations de l’Est du pays confrontées aux conflits, les travailleurs du secteur privé soumis à des conditions précaires, et les enfants contraints au travail dans les mines.
Il a également pointé du doigt le non-respect des obligations de l’État par certaines entreprises, et les atteintes aux droits des consommateurs dans plusieurs secteurs.
« En prenant mes fonctions, c’est avec un esprit combatif que je m’engage à faire respecter la dignité et les droits de tous les Congolais, qu’ils vivent dans l’Est du pays, dans les zones minières ou dans les villes. Cette mission n’est pas seulement administrative, elle est une question de justice et d’équité », a-t-il affirmé, soulignant que son action visera à transformer le ministère en un instrument efficace de protection des citoyens.
Un ministre issu du contentieux international avec une expérience éprouvée
Avant sa nomination, Samuel Mbemba Kabuya occupait le poste de vice-ministre de la Justice, chargé du contentieux international.
Dans ce rôle, il a dirigé plusieurs affaires judiciaires majeures, dont deux dossiers intentés par la RDC contre le Rwanda devant la Cour de justice de la Communauté de l’Afrique de l’Est et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Ces procédures visaient à dénoncer les décennies d’agressions, de violations des droits humains et de pillages des ressources naturelles dans l’Est du pays.
Cette expérience a renforcé son engagement à défendre les droits fondamentaux sur le plan national et international, et à veiller à ce que les mécanismes juridiques soient pleinement mobilisés pour protéger les Congolais.
Des priorités stratégiques pour un ministère ambitieux
Le ministre a insisté sur la nécessité de s’attaquer aux violations systémiques dans plusieurs secteurs économiques, notamment l’alimentation et la télécommunication, où les droits des travailleurs et des consommateurs sont souvent négligés.
Il a souligné que sa démarche ne se limiterait pas à des déclarations symboliques, mais inclurait des actions concrètes et régulières pour faire respecter la législation nationale et internationale.
Samuel Mbemba a également rendu hommage au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance placée en lui, ainsi qu’à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour son accompagnement et son soutien.
Il a affirmé que cette confiance constituait un moteur supplémentaire pour mener à bien la réforme du ministère et renforcer la protection des droits humains sur l’ensemble du territoire congolais.
Un engagement combatif au service de la nation
L’installation de Samuel Mbemba Kabuya à la tête du ministère des Droits humains marque le début d’une ère de vigilance et d’action renforcée pour la RDC.
Sa vision est de faire respecter la dignité et les droits fondamentaux de tous les Congolais, réduire les abus dans les secteurs économiques et protéger les populations les plus vulnérables.
Cette nomination illustre également la volonté du gouvernement de donner une impulsion nouvelle à la protection des droits humains, dans un contexte où la justice sociale et la défense des citoyens restent des priorités nationales.
Lydia Mangala


