En marge du 2ᵉ sommet mondial sur l’alimentation scolaire, tenu le samedi 20 septembre 2025, la ministre d’État à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu, a rencontré Daniel Baladan, directeur du Centre d’excellence contre la faim, basé au Brésil.
Au cœur des échanges, ils ont traités sur le modèle brésilien des cantines scolaires, reconnu à l’international pour son efficacité et son impact sur l’éducation et la cohésion sociale.
La RDC, déjà engagée dans une réforme ambitieuse de l’alimentation scolaire, entend s’inspirer de cette expérience pour renforcer son propre programme.
Un modèle brésilien centré sur l’enfant
Le système brésilien des cantines scolaires, financé localement et ancré dans les réalités communautaires, intègre quatre dimensions clés : agriculture, nutrition, éducation et inclusion sociale.
Selon Daniel Baladan, ce modèle ne se limite pas à fournir des repas, mais vise à créer un écosystème durable qui soutient à la fois la réussite scolaire et le développement local.
Raïssa Malu a salué cette approche et s’est dite déterminée à en tirer des enseignements pour le contexte congolais.
La RDC engagée dans une réforme éducative inclusive
Le gouvernement congolais, à travers le ministère de l’EDU-NC, a déjà posé les bases d’une politique nationale des cantines scolaires.
Cette initiative avait été rappelée par le président Félix Antoine Tshisekedi lors du Conseil des ministres du 20 octobre 2023, soulignant que l’alimentation scolaire contribue directement à améliorer la concentration et la réussite des élèves.
Loin d’être une simple mesure sociale, elle s’inscrit dans le cadre des réformes éducatives visant à bâtir une école équitable et performante.
Une stratégie nationale validée et en marche
Depuis le 26 juillet 2025, le ministère de l’EDU-NC et ses partenaires disposent d’une stratégie nationale d’alimentation scolaire. Celle-ci prévoit non seulement le renforcement des infrastructures éducatives, mais aussi le soutien à la production agricole locale, afin de garantir une alimentation saine et durable.
Ce lien direct entre agriculture et éducation favorise l’autonomie des communautés tout en assurant un meilleur état nutritionnel aux élèves.
Un levier pour l’équité et l’inclusion
La politique des cantines scolaires s’inscrit dans le quatrième principe du plan quinquennal du ministère de l’EDU-NC, axé sur l’équité et l’inclusion.
L’objectif est de créer un environnement éducatif sûr, inclusif et accueillant pour tous les élèves, indépendamment du sexe, de l’origine sociale, de la localisation géographique ou des capacités physiques et intellectuelles.
À travers cette réforme, le ministère ambitionne de réduire les inégalités d’accès à l’éducation et d’améliorer les conditions d’apprentissage dans tout le pays.
Vers une école plus performante et inclusive
En s’inspirant du modèle brésilien et en consolidant sa propre stratégie, la RDC franchit une étape décisive dans la construction d’un système éducatif plus juste et plus efficace.
La politique des cantines scolaires apparaît comme un levier essentiel non seulement pour la réussite éducative des élèves, mais aussi pour la santé publique et le développement agricole local.
Pour Raïssa Malu, ce chantier illustre la volonté du gouvernement de placer l’enfant au cœur de l’éducation et de bâtir une école véritablement inclusive.
Lydia Mangala


