À l’occasion de la première journée du Forum Économique Mondial (WEF) 2026 à Davos, le Ministre congolais du Commerce Extérieur, Julien Paluku, a dressé un bilan ambitieux de la diplomatie économique de la République Démocratique du Congo.
Selon lui, la RDC ne vient pas à Davos solliciter une aide humanitaire mais déployer une stratégie offensive pour sceller des partenariats durables et renforcer son rôle dans la nouvelle architecture économique mondiale.
Une délégation sur tous les fronts pour porter la voix de la RDC
Sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi, la RDC a envoyé à Davos une délégation gouvernementale multidimensionnelle, couvrant les secteurs de l’économie, des mines, de la recherche scientifique et du commerce international.
Julien Paluku a insisté sur l’importance de faire entendre la voix du pays dans chaque forum économique mondial, afin de positionner la RDC comme un « pays-solution » capable de contribuer activement à l’économie globale.
Les premières rencontres ont permis de présenter un portefeuille de projets structurants, avec un accent particulier sur la transformation minière locale pour répondre aux besoins croissants de la transition énergétique mondiale.
Par ailleurs, des discussions avec le Directeur Général de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique ont ouvert de nouvelles perspectives pour le développement de projets technologiques et scientifiques à Kinshasa.
L’Afrique, moteur de la Nouvelle Économie
Lors d’un panel sur la prospérité africaine dans la nouvelle économie, Julien Paluku a partagé une vision prospective pour l’horizon 2030-2040.
Il a co-animé la session avec Yusuf Maitama, Ministre des Affaires étrangères du Nigéria, en réaffirmant que l’Afrique peut devenir un acteur central de la co-industrialisation mondiale, plutôt que de se limiter à l’exportation de matières premières.
Le Ministre a souligné la nécessité de redéfinir la coopération Sud-Sud, non comme un simple réseau secondaire, mais comme une communauté stratégique capable de générer une valeur ajoutée tangible pour ses membres.
Axes stratégiques et co-industrialisation : la RDC au cœur des partenariats internationaux

Pour Julien Paluku, la RDC doit exploiter ses ressources critiques tout en développant son industrie locale. Deux axes stratégiques ont été présentés :
– RDC – Zambie – Indonésie : un bloc technologique autour des minerais critiques tels que le cobalt, le lithium et le nickel, visant la construction d’usines de batteries électriques sur le sol africain ;
– RDC – Brésil – Indonésie : un bloc forestier pour maîtriser les marchés du crédit carbone et financer la transition énergétique des économies émergentes.
Ces initiatives démontrent la volonté de la RDC de se transformer d’un simple fournisseur de ressources naturelles en moteur technologique et industriel sur le continent africain.
La RDC, pivot de l’intégration économique mondiale
Pour Julien Paluku, la RDC se présente désormais comme un pivot stratégique de la nouvelle architecture économique mondiale.
Grâce à ses ressources naturelles abondantes et à ses initiatives de co-industrialisation, le pays ambitionne de renforcer sa souveraineté économique et de devenir un moteur de la renaissance africaine. Davos devient ainsi, selon le Ministre, un lieu symbolique où l’Afrique, longtemps marginalisée, affirme sa place dans l’économie mondiale.
Cette approche offensive de la diplomatie économique, portée par Julien Paluku et l’équipe gouvernementale, illustre la volonté de la RDC de transformer ses atouts en leviers concrets de développement durable et de partenariats stratégiques.
Lydia Mangala


