Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) ouvre un nouveau chapitre avec l’entrée en fonction de son nouveau Directeur général, Hervé Claude Ntumba Batukonke.
Le lundi 11 août 2025, lors de la cérémonie officielle de remise et reprise avec son prédécesseur, Bertin Mudimu Tshisekedi, le nouveau patron de l’institution a affiché un ton ferme et ambitieux, plaçant la rigueur financière, le recouvrement des créances et l’efficacité opérationnelle au cœur de son mandat.
En présence du ministre de l’Industrie, Louis Watum, il a présenté une vision de moderniser le FPI, de renforcer sa performance et d’en faire un véritable levier de l’industrialisation nationale.
La rigueur et le recouvrement comme priorité absolue

Dès ses premiers mots en tant que Directeur général, Hervé Claude Ntumba a mis en avant le recouvrement intégral des créances.
« Toutes les créances, sans exception, seront méticuleusement recensées et recouvrées. Nous mettrons en place un mécanisme performant pour assurer le remboursement intégral des prêts octroyés, qu’ils soient anciens ou futurs », a-t-il déclaré avec détermination devant les cadres et agents du FPI.
Pour lui, il s’agit d’un impératif de bonne gouvernance.
« Il est impératif de garantir la pérennité de nos interventions et de protéger l’intérêt public », a-t-il souligné, insistant sur le fait que l’accumulation des impayés fragilise la capacité du FPI à financer de nouveaux projets.
« Je rappelle solennellement à tous les débiteurs du FPI l’obligation de régulariser rapidement leur situation. L’institution engagera, dans les prochains jours, toutes les mesures nécessaires pour récupérer intégralement ses créances », a-t-il lancé un avertissement clair s’adressant directement aux débiteurs.
Un FPI moderne, robuste et orienté résultats
Au-delà de la question financière, le nouveau DG veut inscrire l’institution dans une nouvelle dynamique.
« Le FPI que nous voulons faire progresser ensemble ne sera pas simplement un instrument de financement mais deviendra une institution robuste, moderne, centrée sur la performance, l’impact et l’efficacité », a-t-il affirmé.
Il a promis de mettre fin au statu quo pour instaurer une culture des résultats, avec une gestion basée sur des indicateurs de performance clairs, mesurables et suivis en continu.
Selon lui, le FPI doit contribuer à une transformation économique profonde et structurelle du pays, en ciblant prioritairement le financement de projets industriels stratégiques, créateurs d’emplois et porteurs d’une croissance inclusive et durable.
Des réformes internes ambitieuses pour un impact concret
Le programme annoncé par Hervé Claude Ntumba repose sur plusieurs axes stratégiques notamment la digitalisation des processus opérationnels pour plus de rapidité et de transparence, le renforcement du contrôle dans l’octroi et le suivi des financements, l’amélioration de la mobilisation de la Taxe de Promotion de l’Industrie (TPI) et l’élargissement de l’assiette fiscale afin de disposer de ressources accrues.
Pour lui, chaque franc récupéré ou mobilisé doit être réinvesti dans des projets industriels à forte valeur ajoutée.
« Nous devons financer des projets capables de transformer notre tissu industriel et de positionner la RDC comme un acteur compétitif sur le marché régional et international », a-t-il insisté.
Un engagement salué par le gouvernement
Présent à la cérémonie, le ministre de l’Industrie, Louis Watum, a salué cette vision et réaffirmé le soutien du gouvernement.
Il a rappelé que le secteur industriel est l’un des moteurs clés de la diversification économique et que le FPI doit jouer pleinement son rôle de catalyseur.
Avec cette feuille de route ambitieuse et un engagement clair en faveur de la discipline financière et de l’efficacité, Hervé Claude Ntumba Batukonke entend redonner au FPI toute sa capacité d’action au service de l’industrie congolaise.
Les prochains mois s’annoncent comme un véritable test pour inscrire l’institution dans une trajectoire de performance et d’impact durable.
Lydia Mangala


