L’ancien directeur général de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO), Pistis Bonongo, a comparu ce mercredi 25 fevrier 2026 devant la Cour des comptes, poursuivi pour ne pas avoir transmis les états financiers de l’exercice 2022-2023 dans le délai légal de trois mois après leur adoption par l’assemblée générale. Cette obligation vise à garantir la transparence et la reddition de comptes dans la gestion des entreprises publiques, en particulier celles stratégiques comme la SOKIMO.
Lors de l’audience, Pistis Bonongo, assisté de ses avocats, a contesté les accusations. Il a expliqué qu’il n’avait pas la maîtrise complète des procédures internes de transmission des états financiers, qui dépendent de la direction administrative et financière de l’entreprise. Il a soutenu que certains retards étaient dus à des contraintes organisationnelles indépendantes de sa volonté.
« Je ne savais pas que la Cour des comptes pouvait auditer jusqu’aux états financiers… J’étais ignorant de cette obligation », a-t-il affirmé.
De son côté, la Cour des comptes a rappelé que la transmission rapide et complète des états financiers est essentielle pour le contrôle et l’évaluation de la gestion des entreprises publiques. Les magistrats ont souligné que cette affaire arlete tous les gestionnaires sur la transparence et le respect des obligations légales qui sont impératifs pour la bonne gouvernance des sociétés publiques.
Cette comparution intervient alors que le gouvernement congolais insiste sur le renforcement de la gouvernance et la lutte contre la mauvaise gestion et la corruption au sein des entreprises publiques. Le verdict de la Cour des comptes est attendu dans les prochains jours et pourrait avoir des répercussions importantes sur la manière dont ces sociétés sont administrées.
Rappelons que Pistis Bonongo, nommé à la tête de la SOKIMO en 2024, a été remplacé par Yannick Nzonde Mulundu, secondé par Placide Nkala Basadilwa. François Kakese Kimaza François a été désigné nouveau président du conseil d’administration de la société pour renforcer la supervision et la performance de cette entreprise stratégique pour la RDC.
Lydia Mangala


