Clôturant solennellement la session ordinaire de septembre 2025, le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a livré une allocution ferme et sans équivoque sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Depuis la tribune de la souveraineté nationale, il a dénoncé la poursuite de l’agression contre la RDC, qu’il a clairement imputée au Rwanda et à ses supplétifs du mouvement AFC/M23.
Une paix rapidement trahie
Dans son intervention, Aimé Boji Sangara a rappelé l’espoir suscité par la validation, le 4 décembre 2025 à Washington, de l’Accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda.
Un espoir, a-t-il regretté, vite anéanti par des actes de violation flagrante de cet engagement, notamment l’attaque de la ville d’Uvira, intervenue peu après cette validation internationale.
Pour le Président de l’Assemblée nationale, ces agissements traduisent une volonté manifeste de saboter les efforts diplomatiques déployés en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Des crimes qualifiés au regard du droit international
Aimé Boji Sangara a été particulièrement sévère dans la qualification juridique des violences enregistrées sur le terrain.
Il a dénoncé des bombardements indiscriminés et des attaques par drones visant des populations civiles, actes qu’il a qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, en violation flagrante du droit international humanitaire.
Au nom de la représentation nationale, l’Assemblée nationale a exigé l’arrêt immédiat de ces agressions et a appelé la communauté internationale à mettre un terme à l’impunité, en prenant des sanctions effectives contre l’État agresseur.
Un appel pressant à la communauté internationale
Le Président de l’Assemblée nationale a salué la position des États-Unis, qui identifient clairement le Rwanda comme un acteur central de la déstabilisation de l’Est de la RDC.
Toutefois, il a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à aller au-delà des déclarations, en traduisant cette reconnaissance en actions concrètes et coercitives capables d’imposer le respect des engagements de paix.
Selon lui, seule une réponse internationale ferme et cohérente pourra freiner l’escalade de la violence et restaurer la confiance dans les mécanismes de règlement des conflits.
Solidarité nationale et soutien aux forces de défense
Face à la persistance des violences, Aimé Boji Sangara a exprimé la solidarité totale de l’Assemblée nationale avec les populations durement éprouvées de Goma, Bukavu, Uvira, ainsi que d’autres localités affectées par les attaques.
Il a appelé à l’unité nationale, à la vigilance citoyenne et au soutien indéfectible aux Forces armées de la RDC (FARDC) ainsi qu’aux patriotes Wazalendo, engagés dans la défense de l’intégrité territoriale.
Par cette prise de parole, le Président de l’Assemblée nationale a réaffirmé la détermination des institutions congolaises à défendre la souveraineté nationale et à porter la voix du peuple congolais sur la scène internationale, face à une agression qu’il juge inacceptable et intolérable.
Lydia Mangala


