À la veille d’une marche citoyenne annoncée pour ce 2 janvier 2026 à Goma, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, également porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, a livré une déclaration ferme dénonçant ce qu’il qualifie de « gouvernance par crimes » imposée aux populations vivant dans les zones sous occupation.
Selon le ministre, la population de Goma a été confrontée à des intimidations, des arrestations arbitraires et à des mesures de répression préventive, visant à empêcher toute forme d’expression pacifique.

« Ces pratiques graves et répétées ont instauré un climat de terreur au sein de la population civile », a-t-il déclaré.
Patrick Muyaya a également évoqué la situation préoccupante dans la cité de Sake, où plusieurs jeunes seraient portés disparus après avoir participé, en décembre dernier, à une marche contre l’occupation rwandaise. Des faits qui, selon lui, illustrent la brutalité exercée contre des citoyens congolais exprimant pacifiquement leur opposition.

Pour le porte-parole du gouvernement, ces événements confirment une réalité sans équivoque : le rejet total par le peuple congolais de l’occupation rwandaise.
« Notre peuple est lassé des exactions, des tortures et des massacres », a-t-il martelé, soulignant que la répression ne fera que renforcer la détermination des populations concernées.
Au nom du gouvernement, Patrick Muyaya a exprimé la solidarité nationale envers les victimes de ces actes répressifs et envers l’ensemble des civils vivant « sous le joug de l’ennemi ». Il a salué la résilience des populations qui, malgré les menaces, continuent de faire entendre leur voix.
« Malgré la répression, notre brave population s’exprime, elle résiste et continuera de le faire dans toutes les parties occupées jusqu’au retrait du dernier militaire rwandais de notre territoire », a-t-il affirmé, rejetant toute tentative d’exportation en RDC des méthodes de répression attribuées au Rwanda et au mouvement armé M23.

Pour Patrick Muyaya, la coercition ne saurait fonder une quelconque légitimité.
« La contrainte ne créera jamais ni légitimité ni adhésion », a-t-il conclu, réitérant l’attachement du gouvernement à la souveraineté nationale et à la défense de l’intégrité territoriale.
Dans un ton mobilisateur, le ministre a appelé à l’unité et à la résistance du peuple congolais, réaffirmant les mots d’ordre : « Quittez notre territoire », « Congolais, Telema » et « Tout pour la Patrie ».
Joséphine Mawete


