Dans le cadre de la mobilisation contre la guerre imposée à la République démocratique du Congo, la professeure Marie-Thérèse Sombo a pris part, ce mardi 18 février, à une conférence-débat organisée par la faculté de Droit de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). En tant qu’intervenante, elle a apporté son expertise sur un enjeu majeur : le rôle des établissements congolais de l’Enseignement supérieur et universitaire dans la lutte contre les violations des droits de l’homme à l’Est du pays.
Cette rencontre académique a permis d’aborder la responsabilité du Rwanda et des rebelles du M23 dans les exactions perpétrées contre les populations civiles congolaises. À travers des échanges nourris, étudiants, enseignants et experts ont analysé les mécanismes de défense des droits humains et les moyens par lesquels le monde académique peut renforcer la sensibilisation et la résistance face aux agressions répétées.
Pour la professeure Sombo, les universités et instituts supérieurs ont un rôle clé à jouer, non seulement dans la formation des citoyens conscients de leurs droits, mais aussi dans la production de recherches susceptibles d’influencer les décisions politiques et judiciaires. L’événement a donc été l’occasion d’insister sur l’urgence d’une implication active du secteur de l’ESU dans la documentation des violations, la diffusion de l’information et l’élaboration de stratégies concrètes pour la défense des victimes.
Face à une guerre qui menace l’intégrité territoriale et la dignité du peuple congolais, les établissements académiques sont appelés à devenir des pôles de résistance intellectuelle et citoyenne. La conférence tenue à l’UNIKIN en est une preuve tangible, illustrant l’engagement de l’élite congolaise à ne pas rester silencieuse face aux atrocités commises à l’Est.
Lydia Mangala


