Le verdict est tombé, et il est sans appel pour les amoureux du ballon rond dans la capitale. La Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) a officiellement annoncé la suspension de l’intégralité des rencontres programmées à Kinshasa pour cette semaine.
La cause de ce séisme sportif ? La fermeture immédiate du mythique stade Tata Raphaël par le ministre des sports et loisirs, Didier Budimbu. Excédé par les désordres récurrents et le vandalisme systématique qui dégradent les infrastructures publiques, le ministre a choisi la méthode forte. Cette mesure n’est pas isolée. Elle intervient peu après la mise sous scellés du stade des Martyrs, privant ainsi la capitale de ses deux poumons sportifs majeurs.
En fait, la décision a été actée ce lundi 9 février 2026, lors d’une réunion de concertation stratégique au sommet. Autour de Didier Budimbu, on retrouvait le Secrétaire général aux Sports, les gestionnaires des enceintes sportives, ainsi que les têtes pensantes de la Fédération Congolaise de Football Association ( FECOFA) et de la Commission de gestion de la LINAFOOT.
Cette synergie entre les autorités politiques et sportives témoigne d’une volonté commune. Celle de restaurer l’ordre et la discipline avant de laisser le spectacle reprendre ses droits.
Si pour les clubs et les supporters, l’incertitude plane désormais sur la suite de la compétition, la LINAFOOT a précisé qu’un nouveau calendrier sera communiqué ultérieurement. Ce document définira les modalités de reprise, mais surtout les conditions de sécurité renforcées qui seront désormais exigées pour l’accès aux tribunes.
En attendant, les pelouses de Kinshasa resteront silencieuses, laissant place à une réflexion profonde sur la protection du patrimoine sportif national.
Josaphat Mayi


