Dans un contexte de profondes réformes administratives et d’efforts renouvelés pour faciliter l’accès aux documents officiels, la ministre d’État des Affaires étrangères, Coopération Internationale et Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner s’affirme comme la figure maîtresse de la transition du système de délivrance du passeport congolais.
Son rôle, à la croisée de la diplomatie et de l’administration, incarne l’engagement du gouvernement à moderniser un service public souvent critiqué pour ses inefficacités et son coût élevé.
Une mission au cœur de la transformation administrative
Depuis plusieurs années, l’obtention d’un passeport en République démocratique du Congo s’apparente à un parcours du combattant, marqué par des procédures opaques et des coûts exorbitants.
Dans ce contexte, le Président Félix-Antoine Tshisekedi avait réaffirmé en 2019 sa volonté de soulager les citoyens du fardeau financier lié à l’acquisition du passeport biométrique en fixant, entre autres, un tarif officiel de 99 dollars américains.
Aujourd’hui, dans un nouveau repositionnement tarifaire, le coût a été ramené à 75 dollars américains dans le but de rendre ce document essentiel encore plus accessible.
À l’initiative de cette refonte tarifaire et organisationnelle, la ministre Thérèse Kayikwamba Wagner est chargée de piloter la mise en œuvre de la nouvelle tarification et, surtout, de garantir que l’ensemble du processus s’inscrive dans une démarche de transparence et de modernisation.
En orchestrant la transition du partenariat avec le prestataire historiquement critiqué, le consortium dirigé par Semlex, vers la firme allemande Dermalog, elle met en œuvre une stratégie structurée et ambitieuse.
L’organisation méticuleuse d’un calendrier de mise en œuvre
L’un des aspects clés de la mission confiée à Thérèse Kayikwamba Wagner est la présentation d’un calendrier détaillé pour le lancement officiel du nouveau passeport ordinaire biométrique.
Face aux attentes des citoyens et aux impératifs de transparence, la cheffe de la diplomatie a été invitée à collaborer étroitement avec les ministères du Budget et des Finances afin de fournir au gouvernement un plan d’action clair.
Ce calendrier, dont l’objectif est de concilier la transition en douceur du système existant avec la nouvelle tarification, se doit de respecter plusieurs contraintes :
– La préservation des engagements contractuels en cours
Afin de maintenir la crédibilité de l’État et d’honorer les obligations prises par le passé, il est primordial que le changement ne se fasse pas de manière brusque.
– L’assurance d’un déploiement progressif et équitable
La ministre doit veiller à ce que la réforme se décline de façon harmonieuse, garantissant ainsi la stabilité du service tout en réduisant les pratiques informelles qui alourdissaient le coût réel pour les citoyens.
– L’implication des acteurs internes
Une concertation étroite avec les autres ministères concernés permet non seulement de définir des objectifs réalistes, mais aussi d’établir des mécanismes de contrôle pour surveiller l’exécution des nouvelles dispositions.
Le changement de prestataire : Vers une production plus moderne et sécurisée
Outre la révision tarifaire, l’un des grands enjeux de la réforme est le transfert progressif de la production des passeports. Historiquement confiée au consortium Semlex, dont les pratiques avaient suscité de nombreuses critiques et des enquêtes de corruption, la production est désormais assurée par Dermalog, une entreprise allemande reconnue pour son expertise dans l’impression de documents sécurisés.
Thérèse Kayikwamba Wagner joue un rôle déterminant dans cette transition. En supervisant l’entrée en vigueur du contrat signé avec Dermalog, elle contribue non seulement à moderniser l’infrastructure de production, mais également à restaurer la confiance des citoyens dans la gestion de leurs documents d’identité.
Cette démarche stratégique vise à offrir aux utilisateurs un passeport plus sécurisé, conforme aux normes internationales, et ce, dans des délais améliorés.
Un engagement pour une justice sociale et une administration inclusive
Le discours tenu lors de la 39ᵉ réunion du Conseil des ministres, à laquelle le président Tshisekedi a confirmé la nouvelle tarification, réaffirme la vision d’une administration proche des réalités quotidiennes des Congolais.
Thérèse Kayikwamba Wagner incarne ce renouvellement, en traduisant la volonté politique de réduire les inégalités et d’améliorer l’efficacité des services publics.
En rendant le passeport, document essentiel pour l’exercice d’un droit fondamental, plus abordable, la ministre contribue à lever un obstacle majeur à la mobilité et à l’inclusion sociale.
L’accès facilité à ce titre d’identité constitue un pas important vers une meilleure intégration des citoyens dans la vie publique et économique, que ce soit en RDC ou à l’étranger.
Perspectives d’avenir
L’opération de changement de tarification et de production du passeport congolais, pilotée avec rigueur par Thérèse Kayikwamba Wagner,est perçue comme un tournant majeur dans la modernisation de l’administration publique. La ministre, en mettant en œuvre un calendrier précis et en engageant des réformes structurelles, ouvre la voie à une gestion plus transparente et efficiente de ce service.
Si le déploiement des nouvelles mesures se fait dans le respect des procédures et avec une concertation étroite entre les différents ministères, cette réforme pourra non seulement alléger le coût pour les citoyens, mais aussi instaurer un climat de confiance et de justice sociale indispensable à la relance de l’État.
Thérèse Kayikwamba Wagner, par sa détermination et son expertise, démontre ainsi qu’elle est véritablement l’artisane de cette transformation, mettant l’État au service du peuple dans une démarche d’équité et de modernisation durable.
Lydia Mangala


