Après cinquante-deux ans de traversée du désert et de rendez-vous manqués avec la gloire mondiale, la République démocratique du Congo n’a jamais été aussi proche de réaliser son rêve. À quelques semaines du barrage intercontinental décisif pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026, l’effervescence monte à Kinshasa comme dans la diaspora. Tout le pays attend désormais l’acte fondateur de cette dernière ligne droite : la publication de la liste des Léopards par le sélectionneur Sébastien Desabre.
L’instance faîtière du football mondial, la FIFA, a levé les derniers doutes sur l’organisation de ce choc historique. Les Léopards affronteront leur destin le mardi 31 mars 2026 au stade de Guadalajara, au Mexique. Le coup d’envoi sera donné à 17h00 (heure locale), soit 23h00 à Kinshasa.
Pour les Congolais, ce décalage horaire nocturne n’est qu’un détail face à l’ampleur de l’enjeu. Les hommes de Sébastien Desabre devront s’imposer lors d’une finale unique face au vainqueur de la confrontation entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie. Une victoire validera le ticket de la RDC pour la phase finale et offrira potentiellement à l’Afrique une dixième place historique dans cette édition à 48 nations.

Selon les informations relayées par Léopards Foot, le dévoilement de la liste des joueurs convoqués est imminent. Sébastien Desabre devrait annoncer ses choix avant le 15 mars, laissant peu de temps au suspense. Pour le technicien français, l’enjeu de cette liste est de maintenir l’équilibre d’un groupe qui a réalisé des prouesses lors des barrages africains, en écartant notamment des géants comme le Nigeria et le Cameroun, tout en s’assurant de la pleine forme physique de ses cadres.
Si des piliers comme le capitaine Chancel Mbemba, le métronome Samuel Moutoussamy ou encore l’expérimenté Cédric Bakambu semblent incontournables, les observateurs s’interrogent sur d’éventuels retours de blessure ou sur de nouvelles surprises pour renforcer un secteur offensif qui devra se montrer clinique au Mexique.
Jusque-là, l’architecte du renouveau congolais, Sébastien Desabre, a su redonner identité et rigueur tactique à une sélection qui doutait. Aujourd’hui, les Léopards ne sont plus seulement une équipe de talent, ils sont devenus une machine compétitive capable de regarder n’importe quel adversaire dans les yeux.
Le peuple congolais, qui n’a plus vu son drapeau flotter sur la plus grande scène mondiale depuis 1974, est désormais à l’unisson. Le 31 mars, Guadalajara ne sera pas seulement une ville mexicaine ais plutôt le théâtre où 90 minutes pourraient transformer des décennies de désillusions en une explosion de joie nationale.
Josaphat Mayi


