Des boulevards de Tanger aux autoroutes irriguant le Sud, le Royaume Chérifien s’est métamorphosé. Entre chaussée impeccable, gestion urbaine rigoureuse et civisme croissant, le Maroc dessine le visage d’une nation émergente qui ne laisse rien au hasard.
Dès l’arrivée dans les grandes métropoles comme Rabat et Casablanca, le visiteur est frappé par la qualité du revêtement. Les chaussées de macadam, denses et sombres, s’étirent sur des kilomètres avec une régularité impressionnante. Ce n’est pas qu’une question d’esthétique. C’est le résultat d’une stratégie nationale de connectivité.
En fait, le Maroc ne se contente plus de réparer. Il construit selon des standards internationaux. Les marquages au sol sont vifs. L’ éclairage public LED souligne les courbes des nouvelles trémies, et les espaces verts bordant les routes témoignent d’une volonté d’allier béton et nature.
Si l’effervescence marocaine est toujours là, elle s’accompagne d’un respect mutuel de plus en plus palpable entre conducteurs et piétons. Dans les zones urbaines modernes, le passage clouté retrouve sa sacralité.

«En 15 ans de métier, j’ai vu mes conditions de travail changer du tout au tout. Rouler sur un macadam propre ménage ma voiture et mon stress. Aujourd’hui, on s’arrête plus facilement pour laisser passer les gens, parce que la route est mieux organisée.», a expliqué Amine, chauffeur de taxi à Rabat à notre micro.
Des brigades de nettoyage assurent une présence constante, faisant de la propreté un argument de fierté nationale et d’attractivité touristique. Une situation qui a impressionné Elena, touriste espagnole. « Je suis surprise par la propreté des gares et des boulevards. On sent une vraie discipline. Les infrastructures ici n’ont plus rien à envier à certaines capitales européennes, c’est très fluide et sécurisant.», a dit la touriste espagnole avec fierté.
Le contraste du Maroc profond…

En fait, grâce à des investissements massifs dans les tunnels et les ponts suspendus (comme le pont Mohammed VI), les goulots d’étranglement disparaissent au profit d’une circulation apaisée.Toutefois, ce tableau d’excellence présente des nuances. Cette vitrine de modernité, portée par des projets phares comme le port Tanger Med ou le TGV Al Boraq, contraste parfois avec les zones rurales. Si les axes principaux sont exemplaires, le Maroc profond travaille encore à rattraper son retard pour que chaque village bénéficie de la même qualité de bitume que les grandes avenues de la capitale.
«L’enjeu actuel est de dupliquer ce modèle de réussite urbaine dans les zones enclavées. Le standard est posé, la barre est haute, il faut maintenant que cette propreté et cette fluidité deviennent la norme partout au Maroc.», affirme Yassine, ingénieur en urbanisme.

Sans doute, le Maroc n’est plus seulement une destination de paysages. C’est une destination d’efficacité. En misant sur des infrastructures durables et un civisme renouvelé, le Royaume s’assure une place de choix sur l’échiquier mondial.
Josaphat Mayi, à Rabat


