Dans une démonstration forte de volonté politique et d’unité nationale, la ministre d’État et Ministre de l’éducation nationale et nouvelle citoyennetés, Raissa Malu, aux côtés de ses collègues membres du Gouvernement, a signé, hier jeudi 03 avril 2025, l’acte d’engagement à l’issue des travaux de la Table ronde sur l’appropriation collective du Genocost et la reconnaissance internationale du génocide commis en RDC.
Cette signature intervient dans le cadre d’une initiative ambitieuse visant à promouvoir une culture de la paix et à assurer une reconnaissance mondiale de l’horreur vécue par le peuple congolais.
Un forum pour la mémoire de la paix
Organisée à Kinshasa sous le haut patronage du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, du lundi 31 mars au 03 avril 2025, la Table ronde a rassemblé des acteurs clés de la société, des institutions étatiques et des experts de la mémoire collective.
Co-organisée par le Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la sécurité et la paix de l’humanité (FONAREV) et la Commission Inter-institutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR), cette rencontre s’est donnée pour mission de favoriser une appropriation collective du Genocost.
Les travaux de la Table ronde ont permis de dégager des recommandations structurantes, articulées autour de la promotion de la culture de la paix. Ces recommandations intègrent des stratégies pour inscrire la mémoire du Genocost dans le discours public, favoriser la reconnaissance internationale du génocide commis en RDC et mobiliser toutes les forces vives du pays en faveur d’une réconciliation durable.
Un acte d’engagement symbolique et concret

En apposant sa signature, la ministre Raissa Malu confirme l’engagement ferme du Gouvernement congolais à transformer la douleur du passé en un levier pour la construction d’un avenir pacifique et inclusif. Ce geste symbolique s’inscrit dans une démarche globale qui vise à :
– Consolider la mémoire collective : en ancrant dans le quotidien des politiques publiques la reconnaissance du génocide et en favorisant la transmission de cette mémoire aux jeunes générations.
– Promouvoir la culture de la paix : en mobilisant l’ensemble des acteurs nationaux pour instaurer un dialogue de réconciliation et bâtir un socle commun de valeurs pacifiques.
– Assurer une reconnaissance internationale : en œuvrant pour que la communauté internationale prenne pleinement conscience de la tragédie vécue et soutienne les initiatives de réparation et de justice.
Perspectives et enjeux durables
Ce partenariat stratégique entre le FONAREV, la CIA-VAR et les institutions gouvernementales, symbolisé par la signature de l’acte d’engagement, ouvre la voie à des réformes essentielles dans la gestion de la mémoire et la promotion de la paix en RDC.
Il pose les bases d’un dialogue structuré entre toutes les parties prenantes, favorisant ainsi l’émergence d’un cadre institutionnel solide pour la réparation des victimes et la consolidation d’une culture pacifique.
L’initiative s’inscrit dans la continuité d’un effort national visant à redonner dignité aux millions de victimes du génocide, tout en contribuant à une vision de réconciliation et de justice qui puisse servir d’exemple pour l’avenir. Ce processus de transformation de la douleur en espoir constitue un pilier fondamental de la reconstruction nationale.
Lydia Mangala


