La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, le jeudi 15 janvier 2026, une séance de travail de haut niveau consacrée au suivi de l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
Réajusté à 14 500 francs congolais et appelé à atteindre 21 500 FC à partir de janvier 2026, conformément au décret signé le 30 mai 2025, ce processus s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renforcer la justice sociale, d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs et de consolider la stabilité sociale dans un contexte économique exigeant.
Une réforme salariale assumée et irréversible
Au cours de cette séance, la Cheffe du Gouvernement a réaffirmé avec fermeté le caractère irréversible de la réforme du SMIG. Elle a rappelé que cette mesure constitue une réponse concrète aux attentes légitimes des travailleurs congolais, confrontés à la hausse du coût de la vie, tout en traduisant l’engagement de l’État à promouvoir un travail décent.
Le relèvement progressif du SMIG vise à instaurer un socle salarial plus équitable, capable de garantir un minimum vital et de réduire la précarité dans le monde du travail.
La Première Ministre a souligné que cette réforme s’inscrit dans une vision à long terme, conciliant progrès social et soutenabilité économique.
Le dialogue social, pilier de la mise en œuvre
Judith Suminwa a insisté sur le rôle central du dialogue social dans l’application harmonieuse de la réforme. Elle a rappelé que l’amélioration des conditions salariales doit se faire dans un climat de concertation permanente entre le Gouvernement, les employeurs et les partenaires sociaux.
À cet effet, la convocation prochaine du Conseil national du travail (CNT) a été annoncée afin d’approfondir les échanges, d’évaluer les impacts du relèvement du SMIG et d’identifier des mécanismes d’accompagnement adaptés aux réalités des entreprises.
Cette approche vise à préserver l’emploi, à prévenir les tensions sociales et à renforcer la confiance entre les acteurs du monde du travail.
Une mesure au service de la paix sociale et du développement
La Première Ministre a également mis en exergue la portée stratégique de cette réforme pour la paix sociale et la cohésion nationale.
En consolidant le pouvoir d’achat et en promouvant un dialogue social structuré, le Gouvernement entend créer un environnement favorable à la stabilité, à l’investissement et à la création d’emplois durables.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028, notamment dans son premier pilier dédié à l’emploi décent, à la protection sociale et à la promotion d’une gouvernance inclusive, considérée comme un levier essentiel du développement économique et social de la République Démocratique du Congo.
Lydia Mangala


