Le président Félix-Antoine Tshisekedi a signé, le mardi 8 juillet 2025, la loi de programmation quinquennale qui marque le point de départ d’une réforme ambitieuse de la Police nationale congolaise.
Fruit d’un long travail législatif, ce cadre juridique et financier place la revalorisation du métier policier, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la confiance citoyenne au cœur de la politique de sécurité intérieure.
Un investissement historique pour une force rénovée
La nouvelle loi prévoit un budget prévisionnel de 7 543 714 436 805,6 FC, soit près de 2,6 milliards de dollars américains, destiné à transformer en profondeur la Police nationale sur les cinq prochaines années.
Cette enveloppe exceptionnelle permettra d’équiper les hommes et les femmes en uniforme de matériels dernier cri, de financer le recrutement de dizaines de milliers de nouveaux agents et d’organiser la mise à la retraite anticipée de ceux dont le service arrive à terme, dans le respect des carrières et de la dignité de chacun.
Modernisation des formations et des infrastructures
Pour améliorer la qualité des interventions et la professionnalisation des effectifs, le gouvernement entend doubler le nombre de centres de formation, passant de quatre écoles de police à six, afin d’accueillir un plus grand nombre de stagiaires dans les filières spécialisées.
Parallèlement, plus d’un millier de commissariats seront construits ou rénovés dans toutes les entités territoriales, garantissant un maillage territorial plus fin et une présence policière de proximité.
Des garages de maintenance seront implantés dans chaque province, afin d’assurer la disponibilité optimale des véhicules, tandis qu’une véritable industrie de la Police verra le jour pour produire localement équipements et accessoires indispensables à l’exercice du métier.
Vers une police plus responsable et proche de la population
Au-delà de la mise à niveau matérielle et logistique, la réforme accorde une importance particulière à la redevabilité et à la collaboration entre forces de l’ordre et citoyens.
Un volet budgétaire renforcé est consacré aux dispositifs de contrôle interne, à la communication institutionnelle et aux initiatives de partenariat police-populations, ouvrant la voie à une relation de confiance et à une meilleure protection des droits de chacun.
En fixant un cap clair pour professionnaliser les agents, moderniser les structures et renforcer le lien avec la société civile, cette loi de programmation ouvre une nouvelle ère pour la Police nationale congolaise, engagée désormais dans une dynamique de performance et de responsabilité partagée.
Lydia Mangala


