La quête de stabilité en République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape avec une concertation stratégique entre le ministère de la Justice et les responsables du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (P-DDRCS). Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a tenu une séance de travail avec l’équipe dirigeante du programme, conduite par son coordonnateur national, Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita.
Cette rencontre répond à une exigence de cohérence juridique. Le ministère de la Justice, garant de l’application des lois, joue un rôle central dans l’encadrement du P-DDRCS. L’objectif est de veiller à ce que chaque étape du processus de réinsertion des ex-combattants respecte strictement le cadre légal, afin que les efforts de pacification s’inscrivent dans le respect de l’État de droit.
Au cours des échanges, la délégation du P-DDRCS a présenté un état des lieux de ses activités. Des avancées ont été enregistrées dans plusieurs zones affectées par les conflits, notamment dans l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema, Tanganyika), ainsi que dans le Grand Bandundu et les régions touchées par le phénomène Mobondo. Toutefois, les défis restent importants, entre insécurité persistante et contraintes économiques. Le programme mise notamment sur des initiatives comme la réhabilitation routière pour favoriser la réinsertion à travers des travaux communautaires.
De son côté, le ministre d’État a insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement les principes de la justice transitionnelle dans le processus. Selon lui, le désarmement ne peut être durable sans la protection des droits des victimes et une lutte effective contre l’impunité. Il a également souligné l’importance de garantir une sécurité juridique solide aux mécanismes de réintégration afin de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
En conclusion, cette séance de travail a mis en évidence la nécessité d’une collaboration étroite entre les institutions publiques, les partenaires au développement et les communautés locales. Le ministère de la Justice a réaffirmé que seule une coordination rigoureuse permettra de transformer les efforts actuels en une paix durable en République démocratique du Congo.
Joëlle Luniongo


