
Le nombre de cas d’hypertension artérielle ne cesse d’augmenter à Kisangani, un phénomène préoccupant selon les professionnels de santé. Lors d’une récente conférence organisée à la paroisse Saint-Joseph Artisan dans la commune de Tshopo, les médecins ont mis en lumière les causes, les formes et les conséquences de cette maladie, tout en appelant à une prise de conscience collective.
L’hypertension essentielle, dont les causes exactes demeurent inconnues, est la plus fréquente dans la région. Cette forme de la maladie provoque de nombreux décès et engendre des drames familiaux, sociaux et économiques. Elle nécessite une gestion rigoureuse, alliant traitement médical et changements drastiques dans le mode de vie.
L’hypertension secondaire, bien que moins fréquente, découle de facteurs identifiables comme les maladies rénales, l’obésité ou encore le diabète. Elle peut entraîner des complications graves, notamment des accidents vasculaires cérébraux, des maladies cardiovasculaires et des atteintes rénales.

Les professionnels de santé alertent sur les impacts socio-économiques de l’hypertension artérielle. Elle déséquilibre les foyers, engendre des dépenses médicales importantes et compromet la qualité de vie des malades. Les médecins insistent sur l’importance d’une prévention efficace, en sensibilisant les populations aux risques associés à une mauvaise alimentation, à la sédentarité et aux habitudes néfastes comme le tabagisme ou l’excès d’alcool.
Ils encouragent par ailleurs la population à adopter des pratiques favorisant une meilleure santé. Une alimentation saine, un sommeil de qualité et une surveillance régulière de la tension artérielle figurent parmi les mesures essentielles. Face à des symptômes tels que des maux de tête persistants, des douleurs à la nuque ou des troubles visuels, il est impératif de consulter rapidement un professionnel de santé.
La situation alarmante à Kisangani appelle à une réponse collective et proactive pour contenir cette hausse inquiétante et éviter que l’hypertension ne devienne un fléau encore plus destructeur.
Lydia Mangala

