L’émotion reste vive sur les réseaux sociaux après la diffusion d’une vidéo montrant une scène de violences impliquant un homme présenté comme le chauffeur du réalisateur de la chanteuse Rebo Tchulo. Dans cette séquence largement relayée, on y voit l’homme maintenu au sol et frappé par des militaires armés, dans un contexte lié à une présumée affaire de vol d’un sac contenant un téléphone, des bijoux, de l’argent et le passeport de l’artiste.
Face à l’ampleur de l’indignation publique, le Ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba, a réagi avec fermeté à travers un communiqué officiel rendu public le lundi 20 avril 2026. Le ministre a condamné des pratiques jugées contraires aux normes juridiques et aux principes fondamentaux des droits humains, tout en annonçant l’ouverture d’un suivi pour établir les responsabilités.
Dans son communiqué, Samuel Mbemba précise que le Gouvernement est informé des allégations et que des mesures sont engagées pour faire toute la lumière sur les faits. Il souligne que la situation concerne un différend présenté comme relevant du secteur privé, mais dont le traitement soulève de graves préoccupations.
« Le Ministre des Droits Humains informe l’opinion que le Gouvernement est au courant des allégations de tortures subies par Monsieur X à son lieu de travail dans le secteur privé. Tout est mis en œuvre pour l’établissement des faits. Le cas échéant, une prise en charge judiciaire serait indiquée en vue de sanctions exemplaires », indique le communiqué.
Au-delà du cas exposé, le ministre a insisté sur le respect inconditionnel de la dignité humaine, rappelant que nul ne peut se substituer à la justice par la violence. Il a également rappelé que les travailleurs, qu’ils évoluent dans le secteur public ou privé, bénéficient d’une protection juridique garantie par la Constitution.
« Les travailleurs sont des êtres humains dont les droits doivent être respectés par leurs employeurs et les autorités. Le droit à la dignité humaine est primordial et ne peut être bafoué », a rappelé Samuel Mbemba.
Alors que les appels à des poursuites judiciaires se multiplient contre les auteurs présumés des violences, cette prise de position du ministre des Droits humains apparaît comme un signal en faveur du respect des procédures légales et de la protection des droits fondamentaux.

Lydia Mangala


