À l’occasion de la 11ᵉ édition de l’ExpoBeton qui se tient du 27 au 30 mai à Kalemie, le Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a livré une intervention marquante centrée sur l’énergie comme socle de toute transformation économique.
Le ministre a rappelé que sans énergie suffisante et accessible, aucune ambition de développement structuré ne peut réellement prospérer. Pour lui, les projets de corridors économiques, d’industrialisation ou encore de souveraineté économique restent théoriques tant que la question énergétique n’est pas résolue de manière durable et stratégique.
Il a insisté sur le fait que la République démocratique du Congo ne souffre pas d’un manque de ressources, mais plutôt d’un défi de valorisation. Le pays dispose en effet d’un potentiel hydroélectrique estimé à près de 167 000 MW, dont environ 44 000 MW concentrés sur le seul site d’Inga. Une richesse exceptionnelle qui, selon lui, place la RDC parmi les territoires les mieux dotés au monde en matière d’énergie renouvelable.
Pour le ministre, l’enjeu n’est plus de répéter ce constat, mais de transformer ce potentiel en une véritable puissance productive au service de la population. Il a insisté sur la nécessité de passer d’une logique d’abondance théorique à une logique d’exploitation effective, capable de soutenir les besoins nationaux et d’alimenter une dynamique régionale d’intégration énergétique.
Dans son intervention, il a également souligné que la valorisation de cette ressource pourrait repositionner la RDC comme un acteur central du développement énergétique du continent africain. L’objectif, selon lui, est de faire de l’énergie un levier direct de croissance, d’emploi et de souveraineté économique, notamment pour des provinces stratégiques comme le Tanganyika.
Par cette déclaration à Kalemie, ExpoBeton s’est imposé une nouvelle fois comme un espace de réflexion sur les grandes orientations structurelles du pays.
L’intervention d’Aimé Sakombi Molendo intègre la vision d’une République démocratique du Congo qui transforme ses ressources naturelles en moteur réel de développement, au service de son peuple et de son intégration régionale.
Lydia Mangala


