Face à la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a tiré la sonnette d’alarme sur la protection des journalistes évoluant dans les zones sous contrôle de l’armée rwandaise. Dans une déclaration officielle, son président, Kamanda Wa Kamanda Muzembe, a dénoncé les menaces et intimidations dont sont victimes les professionnels des médias, entravant leur liberté d’informer.
Si la presse demeure un pilier essentiel de la démocratie, elle doit aussi faire preuve de responsabilité, surtout en période de guerre. L’UNPC exhorte ainsi les journalistes congolais à un strict respect du Code de déontologie et d’éthique professionnelle, insistant sur la nécessité de diffuser des informations vérifiées et de ne pas céder à la tentation du sensationnalisme.
Dans un contexte marqué par l’agression et la désinformation, l’organisation rappelle les fondamentaux du métier : fiabilité des sources, impartialité, respect du droit à l’information et du droit humanitaire, transparence et promotion de la paix. Un mot d’ordre clair : éviter de servir involontairement les intérêts de l’ennemi en relayant sa propagande.
L’UNPC met également en garde les correspondants étrangers opérant en RDC, les appelant à respecter les lois du pays en matière de collecte et de diffusion de l’information.
Alors que la guerre s’impose au cœur de l’actualité nationale, la presse congolaise se retrouve face à un double défi : informer avec rigueur tout en préservant l’intérêt supérieur du pays.
Lydia Mangala


