Dans une salle largement dominée par des discours techniques, l’intervention de Dan Lwaya, élève en 3e année des humanités, a apporté une dimension profondément humaine et poignante aux débats du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation, du 28 au 30 avril au Hilton Hotel de Kinshasa.
Face aux autorités, il a livré un plaidoyer fort, rappelant que derrière les stratégies et les mécanismes de financement se trouvent des millions d’enfants en quête d’un avenir meilleur.

« L’éducation n’est pas une clé. C’est une porte. Une porte qui donne accès à la dignité, au savoir et à l’espoir », a-t-il déclaré avec conviction.
Par la simplicité et la force de ses mots, son message a recentré les échanges sur l’impact réel des politiques éducatives sur les apprenants.

« Investir dans l’éducation, ce n’est pas une dépense. C’est un semis. Un semis de talents, de compétences et de leaders pour demain », a-t-il poursuivi.
Il a formulé des attentes concrètes entre autres des infrastructures dignes, des enseignants mieux encadrés et des conditions d’apprentissage favorables.

« Nous ne voulons pas seulement aller à l’école. Nous voulons apprendre dans de bonnes conditions et réussir notre vie », a-t-il insisté.
Ce plaidoyer, salué comme l’un des moments les plus marquants de la journée, a rappelé aux décideurs que chaque choix posé aujourd’hui engage directement l’avenir de toute une génération.
Ben Mandjolo


