Le communiqué officiel, signé par le ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières, Jacquemain SHABANI LUKOO BIHANGO, et daté du 23 février 2025, informe l’opinion nationale et internationale que, depuis l’occupation de certaines zones de son territoire par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC, de graves exactions se multiplient en République Démocratique du Congo.
Le gouvernement déplore les exécutions sommaires, les viols, les séquestrations et les recrutements forcés, touchant jeunes, enfants de moins de 18 ans, ainsi que des militaires et des policiers ayant capitulé, qui constituent, selon lui, une violation flagrante des instruments internationaux ratifiés par la RDC.
Le communiqué insiste sur le fait que ces agissements enfreignent plusieurs conventions internationales, telles que la Convention (IV) de la Haye du 18 octobre 1097, la Troisième Convention de Genève du 12 août 1949, le Protocole I additionnel aux Conventions de Genève, ainsi que le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. Il évoque également la violation des règles coutumières relatives au droit des personnes déplacées et de la Convention de Kampala. Ces infractions, qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, se produisent dans un contexte où le Rwanda et ses alliés établissent une administration parallèle dans les territoires occupés, en contradiction avec la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Parallèlement, le gouvernement dénonce que les troupes rwandaises continuent de piller les biens étatiques, privés et les ressources naturelles, qui sont ensuite transférés au Rwanda. Face à ces dérives, la RDC s’engage à documenter systématiquement tous les crimes et violations des instruments internationaux, afin de saisir, le moment venu, les instances internationales compétentes.
Ce communiqué, émanant d’un ministère déterminé à défendre la souveraineté et l’intégrité du territoire national, s’inscrit dans un contexte de tension accrue en RDC et d’une pression internationale grandissante. Alors que le pays se trouve confronté à une situation sécuritaire et humanitaire dramatique, le message est clair : la communauté internationale ne peut rester passive face aux crimes perpétrés sur le sol congolais.
Lydia Mangala


