En date du vendredi 07 mars 2025, le Communiqué émanant du Cabinet du Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, annonce l’ouverture, à partir du jeudi 13 mars 2025, de procès visant plusieurs officiers supérieurs des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Ces derniers sont accusés d’avoir abandonné leurs positions face à l’ennemi, laissant derrière eux armes, munitions et matériels militaires, ainsi que des blessés, notamment dans les villes de Goma et Bukavu.
Dans le même communiqué, il est fait mention de l’interpellation et de l’audition de certains hauts cadres du PPRD notamment le vice-président du PPRD, Aubin Minaku et son secrétaire général Emmanuel Ramazani Shadari, soupçonnés de complicité avec le mouvement terroriste AFC/M23. À cet égard, tous les responsables concernés se voient frappés d’une interdiction formelle de quitter le territoire national jusqu’à nouvel ordre.
Cette annonce du Ministère de la Justice illustre la volonté de l’État de faire la lumière sur des faits jugés graves, mettant en jeu à la fois la sécurité nationale et l’intégrité des institutions militaires.
Les procès annoncés, de même que les interdictions de sortie du territoire, témoignent d’une démarche visant à lutter contre l’impunité et à établir des responsabilités claires dans la dégradation de la situation sécuritaire à l’est du pays.
Ce communiqué place la justice militaire au premier plan de l’actualité, en soulignant la gravité des actes reprochés et l’importance de la tenue de procès équitables et transparents.
Lydia Mangala


