Je tiens à saluer la méthode de gestion de Mme Léonie Kandolo Omoyi à la tête du Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, une méthode marquée par la rigueur, le respect du rôle institutionnel et une vision claire des priorités.
Sa gestion a rappelé avec justesse le caractère normatif et non exécutif du ministère.
Ce rôle implique avant tout le suivi rigoureux de l’application des lois et politiques relatives au genre, aux droits des femmes, des enfants et des familles par l’ensemble du gouvernement.
C’est un travail exigeant qui s’effectue en profondeur et souvent à l’abri des projecteurs, loin des effets d’annonce et des campagnes de communication.
Certes, pour le grand public, les actions du ministère ont parfois pu sembler peu visibles.
Mais il est important de souligner que les nombreuses initiatives de différents ministères visant à promouvoir l’égalité de genre, la compétence féminine ou la protection des droits des femmes et des filles portent en réalité la marque du travail de suivi et de coordination réalisé par le Ministère du Genre.
Sans ce travail silencieux mais structurant, ces avancées n’auraient pas pu voir le jour avec la même cohérence et la même portée.
Grâce à cette approche, plusieurs avancées durables ont été enregistrées, parmi lesquelles :
– L’adoption de la stratégie de la masculinité positive, assortie d’une journée nationale dédiée, afin de reconnaître, évaluer et valoriser la contribution des hommes à la construction d’une société plus juste et équitable.
– L’évaluation de l’application de la parité au sein des cabinets ministériels, contribuant à renforcer la reconnaissance et la promotion des compétences dans l’administration publique.
– La clarification que la question du genre dépasse la seule dimension féminine, permettant une approche plus équilibrée et inclusive des dynamiques d’égalité.
– La valorisation des compétences des techniciens de l’administration publique, renforçant le respect de leurs missions et garantissant la continuité et la pérennité des efforts.
Ces actions, bien que discrètes, ont eu un impact concret et mesurable. L’une des plus fortes illustrations en fut la reconnaissance de la chefferie de mission par une ministre du Genre en tant que représentante du Chef de l’État dans des missions techniques à l’étranger, positionnant la RDC comme un modèle inspirant pour d’autres pays.
Par cette méthode de gestion, Mme Kandolo a préservé le rôle essentiel de son ministère tout en contribuant à transformer la perception du genre, du statut des femmes et des filles en RDC, et à faire évoluer durablement les politiques publiques dans ce domaine.
Avec toute ma considération
Anny T. Modi
Experte en genre et développement


