Kinshasa s’apprête à vivre un moment fort de prise de parole, d’arguments et d’émotions. Après plusieurs jours de formation et de coaching intensif au Cercle 360, les candidates de l’édition 2026 d’Éloquence au féminin monteront sur scène le 6 avril pour un prime décisif. Il y’aura au total 8 duels oratoires autour de grandes questions de société, où chaque candidate devra défendre une thèse ou une antithèse avec conviction.
Placée sous le haut patronage de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, cette édition met en lumière une jeunesse féminine engagée, prête à faire entendre sa voix sur des sujets qui touchent au cœur de la société congolaise.
Huit débats, huit visions, un seul objectif : convaincre
Pour ce prime, chaque duel opposera deux candidates autour d’un thème précis, avec des positions clairement définies.
Sur la question « Famille et carrière : peut-on tout avoir ou faut-il choisir ? », Mamie Séphora Masele Kangombe (Haut-Katanga) défendra la thèse, face à Immaculée Mwange (Haut-Katanga) qui portera l’antithèse.
Le débat « Doit-on aimer son pays sans aimer ses dirigeants ? » mettra en confrontation Elvie Françoise Basosila (Kinshasa), en thèse, et Joviale Monga (Haut-Katanga), en antithèse.
Autour du thème « Le développement commence-t-il par l’égalité ? », Sharon Sikujua (Lualaba) soutiendra la thèse, tandis que Délices Kanda (Kinshasa) défendra l’antithèse.
Le duel « L’ambition et l’amour peuvent-ils cohabiter sans se déchirer ? » opposera Harlène Cibuaya (Kinshasa), en thèse, à Ingrid Wimba (Tshopo), en antithèse.
Sur une question sensible, « Doit-on se faire dépister avant de s’aimer ? », Allegra Lamiel (Kinshasa) portera la thèse face à Keren Kangudia (Kasaï Oriental), en antithèse.
Le débat « L’école doit-elle former des citoyens ou des diplômés ? » verra s’affronter Cécile Musuamba (Kasaï Oriental), en thèse, et Daniella Tamasha (Haut-Katanga), en antithèse.
Concernant la pression sociale, « Le succès a-t-il un prix plus lourd à porter pour une femme ? », Fanny Bahindwa (Sud-Kivu) défendra la thèse face à Yasmine Mipukusu (Kinshasa), en antithèse.
Enfin, le thème « La loi suffit-elle à protéger les femmes ? » opposera Victoria Ekoko Milambo (Kinshasa), en thèse, à Henriette Mbula (Kinshasa), en antithèse.
Une étape importante avant la finale
Ce prime du 6 avril constitue une étape cruciale dans la compétition. À l’issue de ces duels, seules les meilleures oratrices poursuivront l’aventure vers la grande finale prévue le 11 avril prochain.
Au-delà de la compétition, Éloquence au féminin se positionne comme une véritable école de leadership et de prise de parole. Il offre à ces jeunes femmes une tribune pour réfléchir, argumenter et défendre leurs idées sur des enjeux majeurs.
Dans un contexte où la parole féminine prend de plus en plus de place dans l’espace public, ce rendez-vous s’annonce comme un moment à la fois inspirant et engagé.
Le 6 avril, plus que des mots, ce sont des convictions qui vont s’affronter. Et une chose est sûre : le talent sera au rendez-vous.
Lydia Mangala


