À la veille du quart de finale très attendu entre la France et le Maroc, la tension est montée d’un cran lors de la conférence de presse tenue ce mercredi à Foxborough, près de Boston. Alors que le coup d’envoi de cette affiche est prévu ce jeudi à 21h, Didier Deschamps a dû répondre à la frustration de plusieurs journalistes marocains, transformant la fin de son intervention en un échange particulièrement tendu.
L’incident s’est produit au moment où le sélectionneur des Bleus s’apprêtait à quitter la salle, estimant que la conférence était terminée. Un journaliste marocain s’est alors levé pour exprimer son mécontentement, rapidement soutenu par plusieurs confrères qui dénonçaient un déséquilibre dans la répartition des questions entre les médias français et marocains. Ces derniers n’avaient en effet pu poser que deux questions lors de cette séance officielle organisée par la FIFA.
Face aux remarques, Didier Deschamps a tenté de calmer la situation en évoquant les contraintes liées au programme de la journée. Le technicien français a expliqué qu’il devait respecter un horaire précis, notamment pour rejoindre son équipe avant le déjeuner et préparer la séance d’entraînement.

« Si vous êtes 50 à lever la main, je ne vais pas répondre à 50 questions », a-t-il répondu, rappelant les contraintes de temps imposées par l’organisation.
Afin d’apaiser les tensions, une dernière question a finalement été accordée aux journalistes marocains. Celle-ci portait notamment sur l’état d’esprit des Bleus, certains observateurs estimant que les images de sourires et de décontraction diffusées lors des entraînements pouvaient traduire une certaine confiance excessive avant d’affronter les Lions de l’Atlas.
La réponse de Didier Deschamps a été claire. Le sélectionneur français a rejeté toute idée de manque de respect envers le Maroc, expliquant que la bonne humeur au sein d’un groupe était simplement le signe d’une équipe qui vit bien. Il a également rappelé que les joueurs marocains devaient probablement connaître la même dynamique après leur parcours remarquable dans cette Coupe du monde.
Pour conclure, le patron des Bleus a insisté sur la concentration totale de son équipe et sur le respect accordé à l’adversaire. La France s’attend à un combat intense face à un Maroc qui n’a plus rien à prouver et qui rêve de poursuivre son aventure historique.
À quelques heures de ce rendez-vous majeur, cet épisode médiatique illustre surtout l’immense enjeu qui entoure ce quart de finale entre deux sélections déterminées à écrire une nouvelle page de leur histoire.
Josaphat Mayi


